Alexandre de Corinthe
militaire macédonien, fils de Cratère
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Alexandre de Corinthe (Ἀλέξανδρος ; † 247 av. J.-C.) est un gouverneur et tyran macédonien qui dirigea la cité de Corinthe (et la ville d'Chalcis) au IIIe siècle av. J.-C. Il est le fils de Cratère[1], qui avait administré ces places pour le compte d’Antigone II. Sa grand-mère est Phila, fille d’Antipater et première épouse de Démétrios Poliorcète.
Biographie
À la mort de son père vers 263 av. J.-C., Alexandre hérite de sa position : celle-ci dépasse le simple commandement d’une garnison macédonienne et prend l’allure d’une régence dynastique en Grèce. Dans un premier temps, Alexandre reste fidèle à Antigone II Gonatas.
Vers 253 av. J.-C., il accepte des subsides du roi d’Égypte Ptolémée II et cherche alors à s’affirmer comme tyran indépendant, contestant la suprématie macédonienne. La perte de Corinthe et d’Eubée constitue un coup sérieux pour l’hégémonie macédonienne en Grèce. Antigone tente une contre-offensive en s’alliant avec Athènes, Argos et Sicyone, mais Alexandre attire Sicyone de son côté et s’allie ensuite avec la Ligue achéenne.
En 249 av. J.-C., Alexandre remporte des succès contre Athènes et Argos, et l’année suivante il obtient peut-être l’acceptation d’un armistice de la part de ses ennemis.
À l’apogée de son pouvoir, Alexandre meurt en 247 av. J.-C. dans des circonstances qui amenèrent certains contemporains à penser qu’il aurait été empoisonné par Antigone II Gonatas.
Après sa mort, sa veuve, nommée Nicaea selon une note de Tite-Live, prend le contrôle de ses possessions. La position de Nicaea s’affaiblit toutefois après la mort de son protecteur Ptolémée II en 246 av. J.-C. Antigone finit par reprendre le contrôle : Nicaea épouse alors Démétrios II (fils d’Antigone) et, pendant les célébrations du mariage (hiver 245/244 av. J.-C.), Antigone réintègre la garnison de l’Acrocorinthe et récupère ses anciennes possessions.
Postérité et sources
Les renseignements sur Alexandre proviennent principalement d’ouvrages modernes s’appuyant sur des sources anciennes ; l’article anglophone incorpore du texte désormais dans le domaine public tiré du « Dictionary of Greek and Roman Biography and Mythology » (éd. William Smith, 1870). Des études modernes, notamment sur Aratos de Sicyone et les rapports Ptolémaïques-Antigonides, fournissent le contexte politique de son action.
