Alexis Curvers
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 85 ans) |
| Sépulture | |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Conjoint |
| Distinctions |
|---|
Alexis Curvers, né à Liège le et mort dans la même ville le , est un écrivain belge d'expression française. Il est surtout connu pour son roman Tempo di Roma (1957). Il était l'époux de l'helléniste Marie Delcourt.

La mère d'Alexis Curvers meurt quand il a trois ans et son père quand il en a dix-neuf.
Etudiant à l'université de Liège, il suit les cours de Marie Delcourt (1891-1979). Celle-ci est la première femme enseignant dans cette université, comme chargée de cours, à partir de 1929.
En , il fait partie du groupe d' « irréductibles » étudiants maurassiens qui lance la revue catholique Quartier Latin qui, dénonçant les « insanités majeures » du démocratie et le pacifisme, s'aliène une bonne partie de son lectorat au point de disparaitre dès [1]. Il collabore ensuite aux Cahiers Mosans, publication liégeoise également d’influence maurassienne[2] réunissant des « belgicains conservateurs », animés par « la recherche de la tradition perdue »[3].
Après ses études, il entre dans l'enseignement et est d'abord nommé professeur de rhétorique à Alexandrie en Égypte, puis rentre à Liège où il épouse Marie Delcourt en 1932. En 1933, il publie un article intitulé « De l'objection de conscience » qui lui vaut d'être exclu de l'enseignement.
En 1940, à la suite de l'offensive de l'armée allemande et de l'occupation de la Belgique, il se réfugie dans le sud de la France (non occupé). Là, il fait la connaissance d'autres écrivains[Qui ?] chez Aline de Saint-Hubert (Mme Mayrisch). Il rentre ensuite[Quand ?] à Liège.
En 1957, son roman Tempo di Roma, refusé par Gallimard, est publié chez Robert Laffont grâce à Marie Jacquart (écrivain belge publiant sous le nom de Marie de Vivier) et obtient un grand succès[4]. Tempo di Roma obtient le prix Sainte-Beuve en 1957 et est adapté au cinéma par Denys de La Patellière en 1963 sous le même titre[5].
Catholique traditionaliste, il combat les réformes initiées par le concile Vatican II, milite pour la sauvegarde du latin et du chant grégorien dans la liturgie catholique[6] et s'engage dans une collaboration avec la revue traditionaliste Itinéraires (1964-1992) et le journal d'extrême-droite Présent (1982-1989)[7], publications de son ami et confident Jean Madiran[8].
En réaction à la pièce Le Vicaire de Rolf Hochhuth dans lequel l'auteur attaque le pape Pie XII, Alexis Curvers s'engage dans une véritable « croisade » — souvent qualifiée d'« intégriste » — et publie en 1967 Pie XII, le pape outragé[9], un essai polémique dans lequel il justifie l'attitude du pape pendant la Seconde Guerre mondiale[10].
Il meurt à Liège[5], le vendredi à l'âge de quatre-vingt-cinq ans[10].
Distinctions
- 1960 : prix littéraire Prince-Pierre-de-Monaco pour l'ensemble de son œuvre[11].