Alfhild Agrell

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Décès
8 novembre 1923, Flen, Suède
Bredestad (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Säbrå Church (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Thyra, Lovisa Petterkvist, Stig StigsonVoir et modifier les données sur Wikidata
Alfhild Agrell
Alfhild Agrell vers 1890.
Biographie
Naissance
Décès
8 novembre 1923, Flen, Suède
Bredestad (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Säbrå Church (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Thyra, Lovisa Petterkvist, Stig StigsonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Personnes liées
Anne Charlotte Leffler (amie), Calla Curman (amie), Ellen Key (amie), Amanda Kerfstedt (teacher), Axel Lundegård (d) (teacher)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction
Idunprize (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
signature d'Alfhild Agrell
Signature.

Alfhild Agrell ( - ) est une écrivaine, journaliste et dramaturge suédoise. Ses écrits font état de l'injustice entre les sexes et des problèmes rencontrés par les femmes lorsqu'elles se comportent comme des hommes. Elle écrit sous les pseudonymes de Thyra, Lovisa Petterkvist et Stig Stigson.

Enfance

Alfhild Teresia Martin est née à Härnösand le , dans une famille aisée. Ses parents sont Erik Johan Martin, confiseur, et Carolina Margareta Adolphson. La famille appartient à la haute société de la ville, bien que son père soit un commerçant[1].

Vie de famille

Six mois après la mort de son père en 1868, elle épouse Pehr Albert Agrell, un commerçant de 10 ans son ainé[1]. Ils emménagent à Sundsvall où elle devient une membre active dans le monde du théâtre amateur[1]. En 1876, ils déménagent à Stockholm lorsque son mari est nommé commissionnaire de l'association des marchands de la ville[1].

Elle divorce de son mari en 1895 et mène ensuite une vie nomade entre Stockholm, Gnesta, Copenhague et Aneby[1].

Carrière

Dès l'adolescence, elle publie un feuilleton dans le magazine Sensitivan.

Elle fait ses débuts dans le monde littéraire en 1879 en publiant dans le journal Dagens Nyheter sa nouvelle Skymningsprat[1]. Elle fait paraître de nombreux romans durant les deux décennies suivantes.

Au cours des années 1880, elle participe aux cercles intellectuels et littéraires de Stockholm et socialise avec de jeunes auteurs radicaux maintenant identifiés comme faisant partie du mouvement Det unga Sverige (sv), tels Anne Charlotte Leffler, Calla Curman et Ellen Key[1]. Elle intègre alors des groupes prestigieux tels le Svältringen (sv), le Nya Idun ou le Publicistklubben (en). Elle fait partie des quelques femmes radicales qui portent en public les vêtements de réforme de l'Association suédoise pour la réforme vestimentaire (Svenska drägtreformföreningen)[1],[2],[3].

En 1883, elle écrit Bilder från Italien qui remportera très peu de succès et sera critiqué durement par Carl David af Wirsén (en)[4].

Elle fait ses débuts au théâtre sous le pseudonyme Thyra avec sa comédie Hvarför? (sv) qui est interprétée pour la première fois au Dramaten le . Sa seconde pièce En hufvudsak fait sa première au Nya Teatern de Stockholm le .

Puis le triomphe arrive grâce à son drame Räddad, jouée au Dramaten dès [1]. Cette œuvre revendique l'égalité sociale et morale entre les hommes et les femmes[4]. Elle est jouée 25 fois au Dramaten et est représentée dans les villes de Göteborg, Copenhague, Berlin et Londres[1]. Face à ce succès, elle abandonne son nom de plume Thyra et révèle sa vraie identité[1].

Sa pièce suivante Småstadsliv, interprétée en 1883, reçoit de bonnes critiques. Puis, en 1883, elle écrit la suite de Räddad : Dömd[5]. Ce drame ayant pour sujet délicat la morale sexuelle et les enfants illégitimes est une grande réussite[1].

Bien que ses pèces abordent des thèmes osés, tels que les naissances hors mariage ou la virginité, Alfhild Agrell est alors une dramaturge à succès, plus jouée même qu’August Strindberg [6].

Malgré les succès, Alfhild Agrell fait face à de nombreuses dissensions. Certaines opinions féminines émergent et affirment qu'il est immoral de transformer une femme déchue en héroïne tandis que certains hommes s'insurgent contre la présence de femme au sein du milieu littéraire et dramatique[1]. En 1886, l'article critique « Om efterklangs— och indignationslitteraturen i Sverige » [« À propos de la littérature retentissante et indigne en Suède »] écrit par Mathilda Malling (en) dans la revue Framåt (sv) a un impact significatif sur le monde littéraire en Suède. Dorénavant, plus aucune pièce écrite par Alfhilf ne sera jouée et elle est perçue comme « indignationsförfattare », une auteure à outrage[1].

Elle change alors de genre et crée des comédies en utilisant le nom de plume Lovisa Petterqvist. Les deux livres publiés sous ce nom d'emprunt reçoivent de nombreux éloges et deviennent ses œuvres les plus rentables. I Stockholm est édité six fois tandis que Hemma i Jockmock est publié en quatre éditions. Dans ces deux livres, elle exprime un point de vue rural critique de la ville et de sa culture, un thème déjà exploré dans ses livres Från land och stad en 1884 et På landsbygden en 1887[1].

Ses nouvelles écrites sous le nom de plume Stig Stigson dans le livre Nordanfrån publié en 1898 représentent l'intérêt qu'Alfhild Agrell a pour la vie quotidienne des populations du nord de la Scandinavie. Il reçoit des critiques positives et est réimprimé plusieurs fois. Une dizaine d'années plus tard, elle s'intéresse à la culture samie et publie en 1919 une collection de nouvelles intitulée En Lappbok[3],[1].

En 1904, elle publie son livre Guds drömmare[1]. Un roman mystique sentimental complètement différent de tout ce qu'elle avait écrit auparavant,[1],[7].

Mort

La fin de sa vie rencontre de nombreux problèmes financiers et de santé. Elle meurt, seule et oubliée dans une maison de repos à Flen le [1],[6].

Elle est inhumée dans le caveau familial au cimetière de Säbrå, près d'Härnösand[1].

Œuvre

Notes et références

Annexes

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