Alfred Gautier
astronome suisse
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Alfred Gautier, né le 18 ou à Cologny et mort le à Genève, est un astronome suisse.
| Naissance |
Cologny (République de Genève) |
|---|---|
| Décès |
(à 88 ans) Genève (Suisse) |
| Nationalité | suisse |
| Domaines | Astronomie |
|---|---|
| Institutions | Académie de Genève, qui deviendra l'Université de Genève en 1873 |
| Renommé pour | Troisième directeur de l'Observatoire de Genève (1819-1839) |

Il est le troisième directeur de l'Observatoire de Genève, de 1821[1] à 1839, et professeur honoraire (sans traitement) à l'Académie de Genève à partir de 1819.
Biographie
Origines et famille
Jean Alfred Gautier[2] naît le 18[3] ou le [2] à Cologny, dans le canton de Genève. Il est originaire de Genève. Son père, François Gautier, est négociant ; sa mère est née Marie de Tournes[3].
Il se marie à deux reprises : en 1826, avec Angélique Frossard de Saugy, fille de Daniel-Louis Frossard ; et en 1849, avec Louise Cartier[3].
Études et activités
Il fait des études à l'Académie de Genève, puis à la Faculté des sciences de Paris, où il obtient un doctorat en 1817 avec une thèse en mécanique céleste qui reste importante pour l'histoire des sciences[3].
En 1818, il est reçu en Angleterre, en particulier par l'astronome John Herschel. Revenu à Genève en 1819, il est nommé professeur honoraire d'astronomie puis, en 1821, professeur de mathématiques supérieures à l'académie et directeur de l'Observatoire de Genève[3]. Il fait construire un nouveau bâtiment en 1830 et reçoit en 1831 de nouveaux instruments : un équatorial de Gambey et un cercle méridien[3]. Il participe par ailleurs au passage pour la vie civile à Genève du temps solaire vrai au temps solaire moyen en 1821[réf. souhaitée].
En 1839, des troubles de la vue l'empêchent de poursuivre sa carrière. Il se consacre dès lors à des œuvres philanthropiques et religieuses, tout en continuant à s'intéresser à l'astronomie. Lisant les travaux de Johann Rudolf Wolf et de Johann von Lamont, il est le premier à remarquer un parallélisme entre l'activité solaire et l'activité magnétique à la surface de la Terre, donnée importante de la recherche spatiale moderne[3].
En politique, il est membre du Conseil représentatif du canton de Genève de 1823 à 1833 et de 1835 à 1841[3].
En sciences, il est membre de la Société de physique et d'histoire naturelle de Genève et membre associé de la Société royale d'astronomie de Londres à partir de 1822[3].