Alfred Hefter
écrivain, poète, journaliste et éditeur roumain
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Alfred Hefter (ou Hefter-Hidalgo) (né à Iași le et mort à Rome le ) est un écrivain, poète, journaliste et éditeur roumain antifasciste, puis homme d'affaires, d'origine juive.
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Rédacteur, écrivain, éditeur, journaliste, poète, homme d'affaires |
En 1933, il fonde le journal francophone Le Moment (en), qui sera publié d'abord à Genève, puis à Bucarest jusqu'en 1940.
Carrière
Son premier écrit est un pamphlet d'influence marxiste qu'il rédige en 1908 avec son frère Jean (1887-1974), journaliste lui aussi. Il publie des poèmes dans la revue littéraire Simbolul (en)[1] et fonde la revue symboliste Versuri şi Prozǎ (en) (Vers et Prose) qu'il dirige de 1912 à 1914, dans laquelle sont notamment publiées des œuvres de Benjamin Fondane, qu'il influencera fortement[2]. Il publie également brièvement le journal Arena (1918), puis le journal Lumea (jusqu'en 1924)[3]. Il travaille ensuite à Bucarest comme éditeur.
En conflit avec la censure gouvernementale en Roumanie, il s'installe à Genève en 1931, où il fonde en 1933 le quotidien francophone Le Moment (en), de tendance généraliste à l'origine, avant de devenir virulemment antifasciste[4],[5]. Une campagne de pression sur les autorités fédérales, marquée par un profond antisémitisme des autres journaux soumis à une rude concurrence[6], aboutit à l'expulsion d'Alfred Hefter de Suisse en 1934[4],[7],[8] ; il retourne alors à Bucarest pour y poursuivre ses publications[5]. Le Moment, qui apporte son soutien au roi Carol II de Roumanie et partage le point de vue britannique, est lu par de nombreux diplomates dans les Balkans ; Winston Churchill, Anthony Eden et d'autres membres du Parti conservateur y contribuent tandis qu'Alfred Hefter fait de fréquents séjours à Londres[9].
Alfred Hefter quitte Bucarest en 1941 et se rend à Jérusalem, puis s'installe en France en 1948 et enfin à Rome, où il devient homme d'affaires, impliqué dans des projets en Sicile et en Sardaigne au sein de la société Sardoplan qu'il fonde en 1956 ; il dirige également la société Constructa Spa[10],[3].
Mort à Rome le 12 novembre 1957, il est inhumé, au côté de son épouse Frida Krasnoselsky (1897-1987), dans le cimetière communal monumental de Campo Verano[11].
Œuvres
Ses principales œuvres sont :
- Cuvinte despre oameni (Des Mots sur les gens) (1913)
- Din umbră (Depuis l'ombre) (1913)
- Ariana (drame, 1915)
- Miros de iarbă (Odeur d'herbe) (drame, 1915)
Voir aussi
Bibliographie
- Alain Clavien et Nelly Valsangiacomo (sous la direction de), Les intellectuels antifascistes dans la Suisse de l'entre-deux-guerres, Lausanne, Antipodes, , 147 p.