Alfred Le Roy de Méricourt
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Biographie
Chirurgien de marine, il séjourna dans l'océan Indien de 1850-1852. Il soutint sa thèse à Paris en 1852 sur : « Histoire médicale de la campagne de la corvette à vapeur l'Archimède, station de l'océan Indien, 1850-1852 ».
il prit part à la guerre de Crimée. Il fut nommé professeur à l’école de médecine navale de Brest (1855), et médecin en chef de la Marine. Professeur. Il fonda avec Jean-Baptiste Fonssagrives, en 1864, les Archives de Médecine Navale dont il fut le Directeur.
Il devint membre associé de l'Académie de médecine. On lui doit de nombreux mémoires sur les maladies exotiques, publiés dans les Archives de médecine navale.
Il écrivit sur la fièvre de Bombay : « La dénomination de fièvre de Bombay est essentiellement vicieuse, comme toutes les appellations du même genre [...] qui ont le défaut de cantonner dans des limites très étroites, l'origine et le développement de telle ou telle maladie. Ces dénominations ne servent qu'à introduire une fâcheuse confusion en pathologie, à multiplier à tort le nombre des maladies, elles ne reposent sur aucune donnée scientifique », cité par Jean-Marie Mac-Auliffe[1].
À la fin du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle, l'ulcère phagédénique (du grec "faim vorace") était fréquemment reconnu sous les tropiques. Guillaume Chapuis (1815-1914), chirurgien de marine, décrivit « l'ulcère de Guyane » chez les forçats. Le nom « d'ulcère phagédénique tropical » fut donné en 1862 par Le Roy de Méricourt.