Alfred de Liesville

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Naissance
Nom de naissance
Alfred Robert Frigoult de LiesvilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Alfred Robert Frigoult de Liesville
Portrait de Liesville par Ange Tissier (1857). Huile sur toile 81,5 × 65,5 cm. Musée Carnavalet.
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Alfred Robert Frigoult de LiesvilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Alfred Robert Frigoult de Liesville, né le à Caen et mort le [1] à Paris 17e, est un aristocrate d’origine normande, érudit et collectionneur, particulièrement intéressé par les objets liés aux révolutions françaises de 1789, 1830 et 1848. Il a légué l’essentiel de sa collection musée Carnavalet, dont il fut l’un des premiers conservateurs.

Jeunesse en Normandie

Alfred de Liesville est issu d'une famille du Cotentin[2]. À 8 ans, il perd ses parents et devient l’héritier d’une confortable fortune. Il est recueilli par sa sœur Octavie de Saint Paterne, et passe une partie de sa jeunesse à Alençon.

Il y fréquente les sociétés savantes et rédige des études locales et un guide de voyage sur Bagnoles-de-l'Orne[3]. Il s’intéresse à la photographie et immortalisant le port de Cherbourg[4]. C'est à cette époque qu'il commence à développer un goût pour les collections, en rassemblant des minéraux, des fossiles, des mollusques. Il s'intéresse également à l’apiculture.

Installation à Paris

Dès 1855, il part pour Paris afin de se rapprocher des milieux artistiques qu’il admire et s’installe en 1860 dans le quartier des Batignolles, au 28 rue Gauthey, dans une maison appartenant auparavant à un peintre.

À Paris, il se lie d'amitié avec Champfleury[2].

Pendant 25 ans, il y rassemble une collection importante de chefs-d'oeuvre de la céramique et de témoignages de la Révolution française, qu'il donne en 1880 au Musée Carnavalet.

Si Alfred de Liesville collectionne assidûment, il reste en retrait de la vie mondaine et son nom n'apparaît que rarement dans les écrits de ses contemporains et sa notoriété est limitée en dehors des cercles amateurs[2].

Années 1870

Pendant le siège de Paris en 1870, il participe à la défense de la capitale. À la suite de dénonciations, il est inquiété par la police dans le cadre de la répression de la Commune.

Entre 1875 et 1879, il s'essaie à la critique d’art en rendant compte du travail des artistes normands exposé au Salons.

Juste avant son décès, il est nommé membre du conseil consultatif constitué pour préparer l'exposition du centenaire de la Révolution.

Décès

Alfred de Liesville décède prématurément le , à l’âge de 48 ans, à un cancer de la gorge, dans sa maison de la rue Gauthey[5]. Ses obsèques ont lieu le [6].

Activité de collectionneur

Références

Voir aussi

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