Alger de Liège

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Alger de Liège ou Alger de Cluny[1], né à Liège vers 1060 et mort à l'abbaye de Cluny en 1132, était un prêtre bénédictin et canoniste liégeois.

Alger est d'abord écolâtre à la collégiale Saint-Barthélémy de Liège, avant d'être élevé au rang de chanoine par le prince-évêque de Liège Otbert à la cathédrale Saint-Lambert en 1100.

Il devient pendant plus de vingt ans secrétaire et proche conseiller d'Otbert qui a reçu la crosse épiscopale de l'empereur du Saint-Empire germanique Henry IV et dont la nomination n'est pas reconnue par le pape. Dans la querelle des investitures, Alger fait figure de modéré à l'instar des abbés Bérenger de Saint-Laurent et Étienne II de Saint-Jacques[2] - qui composeront avec Otbert - avec lesquels il porte la réforme clunisienne en principauté épiscopale de Liège. En charge auprès d'Otbert, il écrit pourtant le Liber de misericordia et justicia dans lequel, s'il dénonce les simonies et réclame l'indépendance de l'Église, il en appelle à néanmoins la « miséricorde » contre le zèle de la justice des réformateurs.

La mort d'Henry IV éteint la querelle avec Rome et Otbert prête serment d’obéissance en 1106 au pape clunisien Pascal II. À la mort d'Otbert en 1119, Alger reste après de son successeur, Frédéric de Namur après la mort duquel il se retire au monastère de Cluny en 1121. Il s'y liera d'amitié avec Pierre le Vénérable durant les dix dernières années de sa vie et s'y éteint en 1132.

Œuvre

Notes et références

Voir aussi

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