Ali Akbar (vendeur de journaux)

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Nationalité Pakistanaise
Pays de résidence France
Profession
Vendeur de journaux à la criée
Ali Akbar (vendeur de journaux)
Description de cette image, également commentée ci-après
Ali Akbar par Claude Truong-Ngoc (2023).

Ali Akbar

Naissance
Rawalpindi (Pakistan)
Nationalité Pakistanaise
Pays de résidence France
Profession
Vendeur de journaux à la criée

Ali Akbar, né en 1953 à Rawalpindi, est un vendeur de journaux à la criée pakistanais installé à Paris. Il a commencé à vendre des journaux à Saint-Germain-des-Prés en 1973 et est aujourd'hui le dernier vendeur de journaux à la criée en France. En 2026, il est décoré de l'ordre national du Mérite pour sa contribution à la culture française par le président de la République Emmanuel Macron.

Ali Akbar est né à Rawalpindi, au Pakistan, en 1953[1], dans une famille de huit enfants[2]. Il quitte l’école à l’âge de douze ans et exerce divers emplois, tout en apprenant à lire de manière autodidacte. À dix-huit ans, il entreprend un voyage vers l’Europe et transite par Kaboul, en Afghanistan[3].

Il atteint ensuite Athènes, où il travaille sur un navire. Celui-ci le conduit jusqu’à Shanghai, avant un retour à Rawalpindi. Il effectue par la suite un nouveau séjour en Grèce, puis retourne au Pakistan à l’expiration de son visa[3]. Dans les années 1960, Ali Akbar s’installe à Amsterdam où il commence à travailler sur un paquebot de croisière. En 1972, le navire fait escale à Rouen. L’année suivante, il s’installe à Paris. Ali Akbar obtient son titre de séjour en France au cours des années 1980[4].

Ali Akbar est marié et père de cinq garçons[2].

Carrière

Ali Akbar commence à vendre des journaux à son arrivée à Paris en 1973. C’est le professeur Choron qui l'engage pour vendre à la criée Charlie Hebdo[2] aux étudiants de l’université Paris-Sorbonne et d’autres établissements voisins. À cette époque, la vente de journaux connaît déjà un déclin progressif, en raison de la montée en puissance de l’information télévisée ; l’essor de la presse en ligne accentue par la suite cette tendance. Lorsqu'Ali Akbar débute cette activité, on compte environ quarante vendeurs de journaux à la criée à Paris. Il est aujourd’hui considéré comme le dernier vendeur de journaux de ce type en France et, selon la BBC, peut-être le dernier encore en activité en Europe[4]. Il est notamment connu pour sa formule de vente « Ça y est ! », qu’il lance à haute voix pour attirer l’attention des passants, ainsi que pour des titres volontairement inventés, annoncés sur un ton humoristique[3]. À ses débuts, Ali Akbar écoule environ 300 exemplaires par jour. En 2025, ce chiffre est estimé à une quarantaine de journaux quotidiens. Il perçoit également une petite pension et exploite un camion de restauration à proximité du jardin du Luxembourg.

Ali Akbar est considéré par de nombreux habitants comme une figure familière de la vie de quartier et un élément emblématique du paysage parisien[5]. Un ouvrage retraçant son parcours et son activité est publié en 2005[2].

Le , il reçoit l’ordre national du Mérite, distinction qui lui est remise par le président de la République française Emmanuel Macron, un ancien client du temps de ses études à Sciences Po. Ali Akbar a déclaré que, bien qu’il soit résident en France depuis 53 ans, il n’a pas encore obtenu la nationalité française et qu’il espère que cette distinction contribuera à l’aboutissement de sa démarche de naturalisation[3].

Décoration

Publications

Références

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