Ali Chouerreb
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
علي بن البشير الصغير شهر (شورب) |
| Nationalité | |
| Activité |
Ali Chouerreb, de son vrai nom Ali Ben Béchir Essghaier, né le et mort le à Tunis, est un délinquant tunisien et figure du banditisme durant les années 1950 et 1960.
Sa personnalité complexe, à la fois proche du milieu criminel et du milieu mondain, a inspiré plusieurs écrivains, dramaturges et cinéastes[1].
Né dans une famille modeste habitant la ruelle Nasraniya, au souk Belkhir dans le quartier de Halfaouine au nord de la médina de Tunis, son père Béchir est un scaphandrier et sa mère Cherifa est une femme au foyer[2]. Orphelin de père dès l'âge de douze ans, ayant une sœur et un frère encore jeunes, il se retrouve chargé de subvenir aux besoins de sa famille[2]. Gagnant sa vie de petits emplois dans son quartier, il se fait un nom à travers ses bagarres fréquentes et ses récidives, au point que les habitants évitent de se confronter à lui. Il s'impose alors comme le grand bandit de Halfaouine[3].
La notoriété d'Ali Chouerreb lui fait approcher plusieurs personnalités publiques comme Saliha, Chafia Rochdi, Salah Khémissi, Béchir Manoubi et Youssef Seddik[2],[4]. Il figure plusieurs fois dans les journaux et magazines de son temps comme un bandit invincible et une personne à éviter. Son nom est cité à maintes reprises dans les chroniques d'Abdelaziz El Aroui, et même dans l'un des discours du président Habib Bourguiba[2].
Il est connu pour les soirées arrosées qu'il organise dans le dépôt de son père situé au souk Belkhir où il élève, entre autres, de grands moutons et des oiseaux, et vend de l'alcool[5].
Il meurt dans la soirée du , dans les environs de l'avenue Habib-Bourguiba à Tunis, lors d'une bagarre en état d'ivresse avec trois personnes, dont deux se sont retirées avant l'incident mais une a insisté pour continuer. Mohamed Ben Ibrahim Ben Dhiaf, un délinquant plus connu sous l'appellation d'Amdouni et habitant le quartier de Mellassine à Tunis[6], serait le tueur de Chouerreb, en faisant tomber sa tête contre la bordure du trottoir par un coup de balai[6].
Ses funérailles sont populaires : les gens viennent de partout, de toutes les couches sociales, des femmes et des enfants suivent son cercueil jusqu'au cimetière du Djellaz[2],[5]. Le drapeau tunisien recouvre son tombeau, une tradition réservée seulement aux martyrs et personnalités nationales, malgré l'intervention de la police pour l'empêcher, ce qui cause la suspension de ses fonctions du chef du district de police de Tunis[2],[4],[7].