Ali Idrissa
journaliste et militant nigérien
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Ali Idrissa est un acteur de la société civile nigérienne, militant de la transparence dans la gestion des ressources naturelles et de la bonne gouvernance. Il est le fondateur et dirigeant groupe Radio et Télévision Labari.
Biographie
Parcours académique
Au plan académique, Ali Idrissa est inscrit à l’université de York en Angleterre avec un certificat sur les mécanismes de protection des activistes en Afrique de l’Ouest. Il poursuit en ce moment des recherches académiques sur les performances des entreprises dans le contexte multiculturel africain[1].
Parcours professionnel et associatif
Ancien membre de l'union scolaire nigérienne[2], il s'illustre en en cofondant l’organisation Croisade Niger, engagé dans la défense de la démocratie et des droits citoyens[3].
Ali Idrissa est également entrepreneur dans le secteur des médias, en tant que dirigeant du groupe Radio et Télévision Labari[4].
Membre du Parlement de transition à la suite du coup d’État de , représentant la société civile[3], il devient le coordonnateur du Réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire (ROTAB), une organisation active dans la promotion de la transparence dans les industries extractives[4] .
À travers ses actions, il milite pour une meilleure répartition des revenus issus des ressources naturelles, notamment l’uranium, dont le Niger est un important producteur[5] .
Il est également impliqué dans l’initiative internationale « Publiez ce que vous payez » (PCQVP), et a siégé au conseil d’administration de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE)[6] .
En , il est nommé 4ᵉ vice-président du Conseil consultatif de la refondation (CCR), une institution nigérienne chargée de formuler des avis sur les grandes orientations politiques[5].
Activisme
Ali Idrissa est connu pour ses positions critiques vis-à-vis des autorités et des multinationales opérant dans le secteur extractif. Il est interpellé à plusieurs reprises dans le cadre de manifestations ou de prises de parole publiques[4]. En , il lance la campagne citoyenne « Ne touche pas à mon uranium », visant à promouvoir une meilleure gouvernance des ressources extractives[5].
La même année, il se fait arrêter durant deux jours pour avoir manifester pour la publication du contrat entre Areva et l'Etat nigérien[2].
Ses actions s’inscrivent dans une lutte plus large pour la transparence, la justice fiscale et la participation citoyenne au Niger[7].