Ali Riahi

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Naissance
Décès
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TunisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
علي الرياحيVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Ali Fethi Ben Mohamed Ben Brahim RiahiVoir et modifier les données sur Wikidata
Ali Riahi
Portrait d'Ali Riahi en représentation avec son orchestre.
Biographie
Naissance
Décès
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TunisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
علي الرياحيVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Ali Fethi Ben Mohamed Ben Brahim RiahiVoir et modifier les données sur Wikidata
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Ali Riahi (arabe : علي الرياحي), de son nom complet Ali Fethi Ben Mohamed Ben Brahim Riahi[1], né le à Tunis et mort le à Tunis, est un chanteur et compositeur tunisien. Il est le petit-fils de Sidi Brahim Riahi dont la zaouïa se trouve dans une rue de la médina de Tunis[1].

Artiste raffiné et exigeant, il jouissait d'une popularité s'étendant par-delà les frontières de son pays, notamment au Maghreb ou à Paris, et laisse l'image d'un artiste romantique à la « voix de vermeille »[2].

Fils d'une famille bourgeoise de La Marsa[2], Ali Riahi a très tôt le goût de la chanson qu'il pratique dans l'intimité de sa chambre en imitant Oum Kalthoum, Mohammed Abdel Wahab ou Sayed Darwich[2]. Il fait alors la connaissance d'Abdelaziz Jemaïel, maître luthier, qui vit à deux pas de sa maison et c'est dans le plus grand secret qu'il se rend chez lui à la sortie des classes pour s'initier aux maqâms et au chant[2]. Sous le pseudonyme de Fethi Riahi, il commence sa carrière en se produisant dans d'anonymes formations musicales avant d'affronter son premier gala[2] : Jemaïel contacte en effet Mustapha Sfar, président de La Rachidia et lui demande d'intervenir auprès du directeur du Palais des sociétés françaises (situé sur l'avenue de Paris)[1].

Il finit par obtenir cet accord sans Sfar et prend contact avec le musicien Mohamed Triki qui réunit son orchestre composé notamment d'Hédi Jouini, Ali Sriti, Youssef Slama et Ibrahim Salah. Le , l'hebdomadaire Achabah du poète Mahmoud Bayrem Ettounsi annonce son premier concert prévu le . Après le concert, Ettounsi publie un article où il affirme que la soirée est « une réussite inattendue »[1]. Riahi préférant se séparer de l'orchestre de Triki, Hédi Jouini lui aurait dit qu'il n'était pas fait pour être artiste[1].

Il se trouve alors dans l'obligation de retourner à la boutique de Jemaïel pour suivre des cours de musique tunisienne. Ayant appris le malouf, il est finalement admis comme chanteur à Radio Tunis en 1938, à l'invitation d'Othman Kaak[3]. Chaque mercredi vers 21h00, il interprète sur les ondes de la radio des chansons de sa composition.

Consécration

En 1945, Riahi part en tournée à travers l'Algérie. Il se produit notamment sur la scène de l'Opéra d'Alger qui l'accueillera de nouveau un an plus tard pour deux galas. En , il enregistre ses premiers disques pour le compte de Pathé Marconi. L'orchestre qui l'accompagne en Algérie est dirigé par le violoniste Kaddour Srarfi et comprend notamment Mustapha El Kamel[1]. Grâce à ces enregistrements, ses chansons connaissent un grand succès dans les pays du Maghreb[1]. Par la suite, il compose sept chansons pour Mohamed Jamoussi qui les chante dans le film Ounchoudet Myriam tourné au Maroc.

Au début de 1949, il effectue une grande tournée en Algérie où il donne vingt galas. En de la même année, il revient en Tunisie et chante au casino du Belvédère avec Salah El Mahdi en chef d'orchestre. En , il effectue une nouvelle tournée de 24 galas en Algérie alors que, en novembre, la BBC diffuse un programme consacré à sa carrière. Durant cette période, il compose quelques opérettes et apparaît même dans des rôles secondaires au cinéma. Le , Riahi part en Égypte. Au Caire, il se produit en compagnie d'un orchestre égyptien à l'Institut de musique orientale et enregistre ses chansons à la radio cairote[1]. En , accompagné de la troupe de la radio-télévision tunisienne, il donne plusieurs galas en France. Il y retourne quelques mois plus tard pour enregistrer sept disques pour Pathé Marconi. En , il est invité à déjeuner par Youssef Slama à Créteil et, accompagné au qanûn, il reprend ses plus beaux refrains enregistrés et conservés à ce jour. Lamine Bey le nomme commandeur du Nichan Iftikhar en 1954 alors que le président Habib Bourguiba le décorera quelques années plus tard des insignes d'officier de l'Ordre de la République tunisienne[4].

En , il séjourne à la clinique Saint-Augustin afin d'éliminer un taux élevé de cholestérol. Malgré le traitement, il succombe le à une crise cardiaque sur la scène du Théâtre municipal de Tunis[2], ce qu'il avait d'ailleurs souhaité lors d'une interview à la radio quelques jours auparavant.

Héritage

Références

Liens externes

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