Aliapur
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| Aliapur | |
| Création | 31 janvier 2003 |
|---|---|
| Forme juridique | Société anonyme |
| Slogan | Collecte et recyclage de vos pneus |
| Siège social | Lyon, France |
| Direction | Véronique Giraud, directrice générale de Continental Tires France
Mathieu Chardin, Directeur général |
| Actionnaires | Bridgestone, Continental, Goodyear, Michelin, Pirelli |
| Activité | Collecte et recyclage de pneus[1] |
| Effectif | 25 (2024) |
| SIREN | 440874139 |
| Site web | www.aliapur.fr |
| Chiffre d'affaires | 84 900 000 € (2024) |
| Résultat net | 282 000 € (2022)[2] |
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Aliapur est un éco-organisme fondé en 2003 et spécialisé dans la collecte et le recyclage de pneus usagés en France.
Cette société anonyme qui assure une mission d’intérêt général a été créée par les principaux manufacturiers de pneus : Bridgestone, Continental, Dunlop Goodyear, Michelin et Pirelli.
Crise des pneus de 2010
Aliapur a été créée à la suite du décret français n° 2015-1003 de 2002[3] qui oblige les fabricants à collecter et recycler, sous certaines conditions, leurs pneumatiques à leur frais, selon le principe de la responsabilité élargie du producteur[4]. Plusieurs fabricants importants de pneus, Bridgestone, Continental, Dunlop Goodyear, Michelin et Pirelli, fondent alors Aliapur pour assurer le recyclage des pneus mis en vente sur le marché français[5].
En application de la loi AGEC (Loi Anti Gaspillage pour une Economie Circulaire), Aliapur a été agréée en tant qu'éco-organisme par un arrêté du ministre de l'écologie en date du [6].
En 2010, Aliapur se plaint à plusieurs reprises auprès de l'État de ne pas recevoir assez de contributions financières du fait de producteurs frauduleux, qui bénéficient du dispositif sans s’acquitter de leur éco-contribution : l'entreprise collecte donc plus de pneus usagés que prévu. Aliapur arrête alors la collecte des pneus chez certains distributeurs, ce qui augmente le risque de décharges sauvages. La reprise des ventes de pneumatiques neufs permet la croissance de l'éco-contribution et la collecte reprend avec l’engagement écrit du ministère de mettre en place des contrôles et des sanctions à l’égard des acteurs ne respectant pas les obligations mises à leur charge.
Le 17 février 2011, Aliapur revient sur les sanctions encourues visant les producteurs de pneus en cas de non-déclaration de leurs volumes et de non-paiement de l'éco-contribution. Elle dénonce aussi par ailleurs d'autres types de fraudes (eco-taxes)[7].
Cette crise indique, selon Jean-Baptiste Bahers, chargé de recherche CNRS, que « le statut intermédiaire entre intérêts publics et privés de [l'éco-organisme] se traduit par des ambiguïtés quant à [son] fonctionnement »[8].