Alice Ceresa
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Alice Ceresa est issue d’une famille du Tessin. Après ses études à Bâle et Bellinzone, elle travaille au journal Il dovere. Elle s'installe ensuite à Zurich. Elle fréquente les cercles des exilés italiens. Elle rencontre Luigi Comencini, Franco Fortini, Ignazio Silone. Elle travaille comme journaliste pour des revues suisses et françaises. En 1950, elle s’installe définitivement en Italie où elle est rédactrice pour le magazine Tempo presente (it) et Botteghe Oscure (it). Elle publie également dans Les Lettres nouvelles[1].
Ses œuvres littéraires, toutes consacrées à la question des femmes sont remarquées par la critique[2]. Alice Ceresa trouve une nouvelle écriture pour trouver une écriture féministe qui parle des femmes[1].
Elle publie en 1967 La Figlia prodiga. Elle met en évidence le traitement différent fait aux fils et aux filles. Le fils prodigue retrouve sa place dans sa famille et la société. La fille prodigue qui a dilapidé son héritage familial n'est pas réintégrée. La figlia prodiga remporte le Prix Viareggio Opera Prima. La tension expérimentale du livre la relie au féminisme et au Gruppo 63. Son analyse lucide de la condition féminine anticipe d’au moins dix ans la critique féministe de la famille[1].
La nouvelle La morte del padre, parait dans la revue Nuovi Argomenti en 1979. Elle est rééditée seule en 2013[1].
Bambine, publié en 1990 est le deuxième volume de la trilogie féministe. Il est publié en français sous le titre Scènes d’intérieur avec fillettes[3]. Il est réédité en 2023. Le monde est décrit à hauteur du regard de deux petites filles[4][5].
Le troisième volume de la trilogie est inachevé[3].
Petit Dictionnaire de l’inégalité féminine publié en 2007 en Italie, est traduit en français en 2025[6].
Ses archives sont conservées à la Bibliothèque nationale suisse dont, parmi des manuscrits inédits, sa correspondance avec des auteurs tels que Italo Calvino, Dacia Maraini ou Elio Vittorini[1].
Œuvres
Œuvres anthumes
- La figlia prodiga, Einaudi ("La ricerca letteraria" n. 1), Torino, 1967
- Bambine, Einaudi ("Nuovi coralli" n. 423), Torino, 1990
Œuvres posthumes
- La figlia prodiga e altre storie, La Tartaruga, Milano, 2004, (ISBN 9788877384188).
- Piccolo dizionario dell'inuguaglianza femminile, postfazione di Jacqueline Risset, Nottetempo, Roma, 2007 (ISBN 9788874521074).
- Petit dictionnaire de l’inégalité féminine, texte original établi par Tatiana Crivelli, traduit de l’italien par Renato Weber, La Baconnière, Neuchâtel, 2025, (ISBN 9782889601660).
- La morte del padre, con Ritratto di Alice di Patrizia Zappa Mulas, et al., 2013, (ISBN 9788864631028).
En revue
- Gli altri, in « Svizzera italiana », n. 17-20, Lugano, 1943
- La morte del padre, in « Nuovi Argomenti », n. 62, aprile-maggio 1979, p. 69–92
Prix
- 1967 : Prix Viareggio, pour La figlia prodiga
- 1990 : Prix Schiller pour Bambine[7]