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Alice Mendelson

poétesse et écrivaine française From Wikipedia, the free encyclopedia

Alice Mendelson, née le à Longlaville et morte le à Paris[1], est une professeure de lettres, poétesse et conteuse française.

Nom de naissance
Alice MendelsonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Alice Mendelson
Alice Mendelson
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Alice MendelsonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activités
Professeur de français, poétesse, philologueVoir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Les parents d'Alice Mendelson ont fui le ghetto de Varsovie pour s’installer à Paris. En 1941, son père, coiffeur, continue à exercer dans sa boutique mise sous administration provisoire[2]. Il est arrêté suite à une dénonciation et déporté le à Auschwitz où il mourra. Alice et sa mère échappent à la rafle du Vél'd'Hiv en restant enfermées chez elles plusieurs jours d’affilée sans ouvrir aux policiers. Elles parviennent à fuir en zone libre et se cachent près de Limoges où Alice trouve du travail et survit avec sa mère[2]. Alice rejoint la Résistance à l’âge de 18 ans, en 1943[3].

Après la guerre, Alice devient professeur de lettres au lycée Louis-le-Grand à Paris où elle est connue sous le nom de Madame Rohman[4]. À sa retraite en 1991, elle devient conteuse dans les collèges et lycées[5]. En 1995, lors d’une séance de contes dans une classe, elle fait la connaissance de la fille de Catherine Ringer, Ginger, et, en entendant son nom de famille, lui dit qu’un de ses anciens amis, Sam, un artiste peintre, portait le même nom de « Ringer ». Le hasard de cette rencontre permet à Catherine Ringer d’entrer en relation avec Alice Mendelson[6].

Sam Ringer, le père de Catherine que les Rita Mitsouko ont chanté dans C’était un homme, avait en effet été présenté en 1982 à Alice Mendelson par un ami commun, le peintre Marcel Hamsell. Ils avaient entretenu des liens d’une grande amitié jusqu’à la mort de Sam Ringer en 1986, mais Catherine Ringer n’avait pas réussi à retrouver toutes les personnes qui l’avaient bien connu[6].

Alice Mendelson écrit depuis l’enfance et compose des poèmes toute sa vie, une activité qu’elle tient secrète pendant des années. Malgré une vie traversée par la poésie, elle ne révèle ses textes que vers ses 90 ans[4].

Elle découvre la poésie d’Alice Mendelson dont les textes, audacieux et mystérieux, célèbrent le plaisir de vivre. Son vocabulaire poétique, sa parole libérée, opèrent une véritable réparation chez Catherine Ringer dont l’approche de l’amour avait souvent été sans joie et le parcours marqué par la souffrance de violences infligées par des hommes[7].

Depuis 2021, elle lit sur scène les poèmes d'Alice Mendelson dans une pièce musicale intitulée L'érotisme de vivre, 95 ans et toute une vie avant[8].

En 2022, Catherine Ringer sélectionne 81 poèmes d’Alice Mendelson et les publie dans une anthologie, L’Érotisme de vivre[7].

En 2023, Alice Mendelson publie avec l'historien Laurent Joly Une jeunesse sous l’Occupation, le récit de sa survie pendant la Seconde guerre mondiale où elle voit son père déporté à Auschwitz et où elle échappe elle-même de peu, avec sa mère, à la rafle du Vel’ d’Hiv[9].

Elle continue à dicter, même après ses 96 ans, les poèmes qu’elle crée mais ne peut plus rédiger elle-même[5]. Alice Mendelson meurt le à Paris à l’âge de 99 ans[10].

Œuvres

Voir aussi

Liens externes

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