Alice Soulange-Bodin
directrice à la Croix-Rouge française, membre de la résistance française et belge, déportée à Ravensbrück
From Wikipedia, the free encyclopedia
Alice Soulange-Bodin (née le à Paris, 8e arrondissement et morte le à Ravensbrück) est directrice du Bureau des infirmières à la Croix-Rouge française et membre de la Résistance française et belge.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Alice Trubert |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Père | |
| Conjoint |
| Membre de | |
|---|---|
| Conflit | |
| Lieu de détention |
Ravensbrück (- |
| Distinctions |
Biographie
Alice Marie Josèphe Trubert est née le à Paris 8e. Elle est la fille d'Étienne Trubert (1845-1909), député du Tarn-et-Garonne, et de Jeanne Gaillard (1866-1950)[1].
Elle épouse Roger Soulange-Bodin (1887-1945), un industriel du sucre, le .
Alice Soulange-Bodin constitue le Bureau des infirmières à la Croix-Rouge et en devient la directrice[2].
Elle est active dans la résistance française et belge et fait partie des Forces françaises combattantes[3].
Si les nombreuses décorations d'Alice Soulange-Bodin attestent du rôle important qu'elle a joué, peu d'informations sont disponibles sur son rôle dans la résistance sur les sites officiels. Elle est citée par une résistante, Bertranne Auvert, comme une amie de sa mère, résistante, Élisabeth de La Bourdonnaye, pseudo Dexia, née de La Panouse, compagne puis seconde épouse de Robert Debré. Dans les archives familiales privées se trouve une photo d'Alice Souland-Bodin[4].
D'après Étienne Verhoeyen, Alice Soulange-Bodin est arrêtée le et Roger Soulange-Bodin quelques jours avant, le [5]. D'autres sources affirment qu'ils ont été arrêtés ensemble, avenue Henri Martin dans le 16e arrondissement de Paris.
Alice Soulange-Bodin est déportée à Ravensbrück sous le matricule 44799 par le Transport parti de Paris le (I.235.) à destination de Neue Bremm[6]. Elle est affectée au kommando de Schönefeld-Leipzig où les détenus transférés de Ravensbrück sont soumis à la production de Panzerfaust et d'obus pour la société Hugo & Alfred Schneider AG (HASAG)[7].
Elle meurt à Ravensbrück le [7].
Elle est homologuée Forces françaises combattantes (FFc) et Déportée-internée-résistante (DIR)[8].
Roger Soulange-Bodin est déporté à Dachau où il meurt le [9].
Décorations
Chevalier de la Légion d'honneur
Croix de guerre - avec palme de bronze
Médaille de la Résistance française (décret du )[10]
Chevalier de l’Ordre de la Santé Publique- Grande médaille d'honneur de la Croix-Rouge française
- Médaille Florence Nightingale (Comité International de la Croix-Rouge)
- Ordre de Léopold II (Belgique)
Croix de guerre (Belgique) 1940-1945 avec palme (Belgique)
Médaille de la résistance armée 1940-1945 (Belgique)
Médaille commémorative de la guerre 1940-1945 (Belgique)
Hommages
- Un arrêté du décrète l'apposition de la mention « Mort en déportation » sur l'acte de décès d'Alice Soulange-Bodin[11].
- Les noms d'Alice et Roger Soulange-Bodin sont gravés sur le monument aux morts d'Arcangues et une plaque, scellée au mur sud de l’église d’Arcangues, porte témoignage de leur action[12].
- Une maison de santé porte le nom d'Alice-Soulange-Bodin, à Pontenx-les-Forges[13].