Alice est donnée pour être la fille du comte Thomas Ier et de Marguerite de Genève, par Samuel Guichenon (1660)[1],[2]. Guichenon donne pour source «Titre de l'abbaye de Saint-Pierre de Lyon», sans autres précisions. Son nom est toutefois absent des travaux des principaux auteurs de la période (L. Cox, 1974[3]; Duparc, 1978[4]; Demotz, 2000[5]). Il n'existe pas à ce jour de source permettant de justifier cette filiation.
Elle est par ailleurs absente du testament du , de Boniface de Savoie, supposé être son frère.
Selon ces informations, elle pourrait être considérée comme une fille illégitime du comte.
Vie religieuse
Alice prend l'habit monastique à une date inconnue, et devient à 41 ans abbesse de l'abbaye de Saint-Pierre-les-Nonnains de Lyon. Cette nomination comme abbesse serait à mettre sur le compte de son frère Philippe, archevêque de Lyon à cette période; celui-ci n'a pas été ordonné prêtre, mais il est très loyal envers sa famille et cherche à la favoriser dès que cela lui est possible[6].
↑Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie ou Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monumens, histoires, et autres preuves authentiques, chez Jean-Michel Briolo, (lire en ligne), p.265.
↑André Palluel-Guillard, «Thomas Ier, «l’ami des communes», sur savoie-archives.fr, Archives départementales de la Savoie (consulté le ).
↑Claudius Blanchard, Histoire de l'abbaye d'Hautecombe en Savoie: avec pièces justificatives inédites, F. Puthod, , 744p. (lire en ligne), p.162.
↑Louis Moreri, Claude-Pierre Goujet et Étienne-François Drouet, Le grand dictionnaire historique: Le mélange curieux de l'Histoire sacrée et profane, G. Desprez, , 934p. (lire en ligne), p.153.
↑Maur François Dantine, Charles Clémencet, Ursin Durand et François Clement, L'art de vérifier les dates: des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monumens, depuis la naissance de Notre-Seigneur, par le moyen d'une table chronologique, Desaint & Saillant, , 664p. (lire en ligne), p.191.