Alignements de la Madeleine
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Alignements de la Madeleine | ||||
Évocation des alignements | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Autre(s) nom(s) | Alignements de Lestridiou | |||
| Type | Alignement mégalithique | |||
| Période | Néolithique | |||
| Caractéristiques | ||||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 47° 49′ 41″ nord, 4° 19′ 14″ ouest | |||
| Pays | ||||
| Région | Bretagne | |||
| Département | Finistère | |||
| Commune | Penmarch, Plomeur | |||
| Géolocalisation sur la carte : Finistère
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
Géolocalisation sur la carte : France
| ||||
| modifier |
||||
Les alignements de la Madeleine, dénommés aussi alignements de Lestridiou, sont un ensemble d'alignement mégalithiques, désormais disparus, qui étaient situés à cheval sur les communes de Penmarch et Plomeur, dans le Finistère en France.
La première description du site est donnée en 1867 par Armand René du Châtellier qui en fit dresser un plan au 1/5000 millième par l'agent voyer de Pont-l'Abbé[1]. Le site est progressivement dégradé par la récupération des pierres, et, en 1881, son fils Paul du Châtellier constate déjà la disparition d'un grand nombre de menhirs : il estime, en 1889, qu'il reste encore près de 200 monolithes[2]. Quelques menhirs sont encore visibles au milieu du XXe siècle, mais le site disparaît complètement lors des opérations de remembrement des années 1960. Au début des années 1990, l'association War Maez découvre plusieurs menhirs enfouis sous le sable dunaire et les fait redresser le long d'un chemin de randonnée pour évoquer le site disparu, sans la prétention d'une restauration même partielle[3].
Description
Selon du Châtellier, le site correspondait à quatre alignements, sur une longueur d'environ 1 km, orientés est-ouest, espacés entre eux de 8 à 12 m. Bien que les alignements avaient déjà subis à l'époque des démantèlements partiels, ils comportaient encore environ 200 pierres, dont la hauteur des plus grandes dépassaient 3 m alors que les plus petites atteignaient seulement 0,50 à 0,60 m. Du Châtellier mentionne des pierres brutes, sans aucune retouche. Il s'interroge sur les distances inégales qui séparent les pierres au sein d'un même alignement, espacements volontaires à l'origine ou résultant de la disparition d'éléments intermédiaires. En admettant que les menhirs auraient été régulièrement écartés de 6 m, du Châtellier émet l'hypothèse que le site sur quatre rangées de 166 menhirs, aurait pu rassembler 600 à 700 monolithes[1].
À l'extrémité ouest des alignements, près de l'ancien moulin à vent de la Palue, son fils, Paul du Châtellier, mentionne l'existence d'un cromlech, mais n'en donne aucune description[2].
En raison de l'importance du site, du Châtellier est conduit à le comparer aux alignements de Carnac et son fils considérera plus tard qu'il s'agissait « des plus beaux alignements qui aient existé dans le Finistère [...] sans pour autant avoir l'importance de ceux de Carnac »[4].
Armand du Châtellier effectua des fouilles sommaires au pied de quelques menhirs, sans y découvrir rien d'autre que trois anneaux et une amulette en bronze[1].