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Alio Daouda

magistrat et ministre nigérien From Wikipedia, the free encyclopedia

Alio Daouda est un homme politique nigérien et ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux. Ancien premier président de la cour d'appel de Niamey, il fait partie des acteurs du régime de transition du Niger depuis le coup d'État du .

Faits en bref Ministre de la Justice et Garde des sceaux, depuis le 9 août 2023 ...
Alio Daouda
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Ministre de la Justice et Garde des sceaux
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Biographie

Formation et carrière

Alio Daouda est admis à la magistrature au Niger avec un classement au premier grade[1]. Il exerce comme conseiller à la cour d'appel de Niamey[1].

Sur décision du Conseil supérieur de la magistrature, il est nommé premier président de la cour d'appel de Niamey, en remplacement de Gayakoye Sabi Abdourahmane en septembre 2021[1],[2].

Ensuite, il est désigné président de la chambre de jugement du pôle judiciaire spécialisé en matière économique et financière de la cour d'appel de Niamey[1],[3].

Il est aussi président du tribunal militaire au titre de l'année 2022[4].

Entrée au gouvernement de transition

Après le renversement du président Mohamed Bazoum lors du coup d'État de et la formation d'un nouveau gouvernement par le général Abdourahamane Tiani[5],[6], il est nommé ministre de la Justice et des Droits de l’homme, garde des Sceaux, chargé des relations avec les institutions le 9 août 2023[7],[8].

Il supervise la mise en œuvre de la politique judiciaire du gouvernement et les réformes du fonctionnement du système judiciaire et de la protection des droits humains[9],[10].

Actions ministérielles

Poursuites contre Orano

Le 2 décembre 2025, Alio Daouda annonce par une conférence de presse à Niamey la poursuite en justice contre la société Orano[11]. Il révèle la découverte de quatre-cents tonneaux contenant des carottes radioactives hautement toxiques sur un ancien site d'exploitation abandonné dans le département d'Arlit[12].

Il accuse la société d'avoir porté atteinte à la santé des populations nigériennes et d'avoir refusé d'obtempérer à des décisions rendues par les juridictions nigériennes[13].

Le , il participe avec le ministre des Mines à une communication à la présidence sur le rejet des accusations d'Orano sur le vol d'uranium[14]. Il souligne que le contrat entre le Niger et Orano constitue un droit d'exploitation conditionné et non une propriété du sous-sol nigérien[15].

En février 2026, il installe un comité d'experts chargé de la documentation des plaintes dans le cadre du contentieux avec Orano sur les préjudices subis par les populations et l'environnement[16]. De même, il effectue une visite au tribunal d’arrondissement communal Niamey IV où il souligne la nécessité de renforcer la performance et l’éthique dans le fonctionnement de la justice[17].

Le 5 mars 2026, il se rend également au tribunal de grande instance hors classe de Niamey[18].

Diplomatie et coopération au sein de l'AES

En avril 2025, il participe à des réunions organisées autour des mécanismes internationaux de protection des droits humains à Genève. À cette occasion, il rencontre le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, avec lequel il échange sur la situation sécuritaire au Niger et sur les mécanismes d’enquête liés aux attaques contre les civils[19].

En mai 2025, il participe à Bamako à la première réunion des ministres de la Justice de la Confédération des États du Sahel (AES) pour le renforcement de la coopération judiciaire et l’intégration des systèmes juridiques entre les pays membres[20].

Alio Daouda participe à l’organisation et à la supervision d’institutions liées à la régulation de l’information et aux relations entre les institutions publiques[18].

En novembre 2025, il procède à l’installation des membres de l’Observatoire national de la communication (ONC) pour laquelle il souligne l’importance de la responsabilité éditoriale et de l’équilibre de l’information au Niger[21].

En octobre 2025, il assiste à Ouagadougou à la rentrée judiciaire du Burkina Faso aux côtés de responsables judiciaires de la région[22].

Pour approfondir

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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