Alioune Tine

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Naissance
Nationalité
Activité
Cofondateur de la RADDHO et de AfrikaJom Center
A travaillé pour
Amnesty International
Alioune Tine
Alioune Tine à la Journée Nationale de Réflexion organisée par Afrikajom Center en décembre 2025
Fonction
Président
Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité
Cofondateur de la RADDHO et de AfrikaJom Center
Autres informations
A travaillé pour
Amnesty International
Site web

Alioune Tine est un juriste, militant des droits humains et intellectuel sénégalais[1] et expert indépendant auprès des Nations unies sur les droits humains[2]. Il est connu pour son engagement dans la défense des droits humains, la promotion de la démocratie et la gouvernance en Afrique de l’Ouest[3]. Il a cofondé et dirigé la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO)[4],[5] et fondé le think tank Afrikajom Center.

Carrière

Alioune Tine est né en à Ziguinchor, Sénégal[6]. Il a étudié le droit et s’est engagé très tôt dans les mouvements citoyens et associatifs. Alioune Tine a enseigné au Centre d’Études des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI), de Dakar[7].

Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO) et Amnesty International

En 1990, Alioune Tine cofonde la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO), une organisation non gouvernementale basée à Dakar, vouée à la promotion des droits humains en Afrique. Il en est le secrétaire général, puis président, et participe activement à des campagnes pour le respect des libertés publiques et la gouvernance démocratique[8].

Tine a joué un rôle significatif lors des manifestations du au Sénégal contre une réforme constitutionnelle visant à modifier le système électoral[9]. Il est blessé lors d’un rassemblement pacifique organisé par la société civile[10].

En 2013, il quitte la RADDHO pour être le président du Comité sénégalais des droits de l’Homme[11]. Deux ans plus tard, en 2015, il est nommé directeur de Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre[12],[13].

AfrikaJom Center

En 2018, Alioune Tine fonde AfrikaJom Center, un centre de réflexion et d’analyse sur la démocratie, la paix et la gouvernance en Afrique dont il est le président. Le think tank encourage le dialogue politique, la participation citoyenne et la recherche sur les défis démocratiques contemporains[14],[15].

Positions publiques et interventions

En , Alioune Tine a exhorté le président sénégalais Macky Sall à libérer les opposants politiques emprisonnés, notamment Ousmane Sonko, afin de créer les conditions d’un dialogue inclusif et d’une réconciliation nationale, tout en appelant à respecter le droit aux manifestations pacifiques et à organiser une transition jusqu’à la prochaine élection présidentielle[16].

En , il a également mis en garde contre les dérives de l’espace public et la montée des discours polarisés sur les réseaux sociaux[17].

Débats publics et critiques

Alioune Tine s’est trouvé au centre de divers débats publics au Sénégal en raison de certaines de ses prises de position en tant que militant de la société civile[18].

Dans le cadre du débat sur la justice transitionnelle après les événements socio-politiques entre 2021 et 2024 au Sénégal, il a proposé la création d’une Commission vérité, justice et réconciliation pour traiter de cette période. Cette idée a suscité des réactions mitigées au sein de la société civile et parmi d’autres défenseurs des droits humains, certains estimant qu’une telle commission devrait intervenir après une action judiciaire préalable, ce qui a conduit à des critiques publiques de la part de plusieurs organisations et responsables associatifs[19].

En 2011, Alioune Tine dénonçait déjà les attaques contre les défenseurs des droits humains[20]. Lors de sa mission au Mali du 6 au , il a lui-même été ciblé sur les réseaux sociaux et en a profité pour appeler les autorités maliennes à ouvrir l’espace civique et à lutter contre l’impunité, tout en saluant la légère baisse des violations des droits humains[21].

En 2024 sur une radio privée, la RADDHO a dénoncé des attaques et du harcèlement moral dirigés contre lui, en réaction à ses propos publics sur la situation politique sénégalaise[22].

En , il a aussi dénoncé certaines pratiques judiciaires ou administratives, comme les interdictions de sortie du territoire imposées à des personnalités publiques sans décision judiciaire, contestant leur légalité dans des interventions médiatiques[23],[24].

En tant que voix critique, Alioune Tine a régulièrement exprimé son désaccord avec des mesures gouvernementales, notamment en plaidant en pour l’abolition du délit d’offense au chef de l’État au Sénégal et une réforme humaniste de la justice pénale, estimant que ce mécanisme était archaïque et incompatible avec les principes d’un régime démocratique moderne, et suggérant des sanctions pécuniaires plutôt que des peines privatives de liberté[25].

Distinctions

Notes et références

Liens externes

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