All Boivin est un criminel québécois né le . Il figure sur la liste des 10 criminels les plus recherchés du Québec depuis [1]. Il fait également partie de la liste des 25 fugitifs les plus recherchés du Canada[2]. La Sûreté du Québec offre une récompense de 100 000 $[3],[4] pour l’information qui mènera à son arrestation.
Suite à l'arrestation de Turmel en Italie, All Boivin et des complices ont formés un nouveau gang nommé le North Savage Gang (NSG)[7].
All Boivin est ouvertement en conflit avec les Red Devils[8], un club-école des Hells Angels en raison d’un différend lié à la vente de stupéfiants dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
All Boivin est le fils de Marco Boivin, un criminel assassiné en 2012. En 2011, son père est arrêté dans un réseau de trafic de stupéfiants lié aux Hells Angels[9].
All Boivin est en fuite avec sa conjointe Yaulise Lemieux-Bellavance[10]. Le couple aurait également mis au monde un enfant pendant leur cavale[11].
Carrière criminelle
En 2010, Boivin et des complices sont arrêtés pour avoir séquestré un homme dans une chambre d’un motel de Chicoutimi. En , il est déclaré coupable de séquestration et écope de 7 mois de prison et une probation de 3 ans[5].
En , le nom d’All Boivin revient dans les manchettes puisqu’il est accusé d’agression sexuelle armée, voies de faits grave et voies de fait armée. La victime, une ancienne petite amie est venue raconter à son procès avoir notamment été poussée au travers un cadrage de porte ainsi que dans les escaliers.
All est reconnu coupable de voies de faits causant des lésions, agression sexuelle armée et trafic de cocaïne. Il écope de 54 mois de pénitencier[12]. La cour d’appel infirme cependant la décision en et est libéré en .
En , All Boivin est soupçonné d’être à la tête d’un important réseau de distribution de cocaïne. Il est recherché dans le cadre de l’opération Radon de la Sûreté du Québec. À ce jour, il est le dernier accusé dans cette affaire à n’avoir jamais comparu devant la justice[13].
En , des informations crédibles laissent croire qu'All Boivin serait un proche collaborateur de Dave Turmel. La Sûreté du Québec s’associe alors avec le programme BOLO et offre une récompense de 100 000 $ pour quiconque ayant des informations pouvant mener à l’arrestation de Boivin[2]. La récompense passe ensuite à 250 000 $[3].
Malgré sa cavale, All Boivin est soupçonné d’être derrière plusieurs événements violents dont des kidnapping, des séquestrations et des agressions violentes[8].
Arrestations de proches et situation récente (janvier 2026)
En , une série d’opérations policières d’envergure a visé plusieurs individus considérés comme des proches ou des associés d’All Boivin, alors que celui-ci demeurait en cavale et figurait parmi les fugitifs les plus recherchés au Canada. Ces interventions s’inscrivaient dans une enquête coordonnée par l’Escouade régionale mixte, impliquant notamment la Sûreté du Québec et des corps policiers municipaux, afin de perturber les activités de trafic de stupéfiants attribuées au réseau criminel gravitant autour de Boivin[14].
Le , deux frappes policières simultanées menées dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean et dans la grande région de Montréal ont conduit à l’arrestation d’au moins dix personnes. Selon les autorités, plusieurs des individus arrêtés faisaient partie de l’entourage immédiat ou familial d’All Boivin. Les accusés ont comparu, notamment au palais de justice de Chicoutimi, et ont été inculpés de complot, de trafic de stupéfiants et de possession de stupéfiants en vue de trafic. La poursuite s’est opposée à la remise en liberté de la majorité des suspects[15].
Ces arrestations s’ajoutaient à d’autres interventions policières menées au cours des années précédentes contre le réseau associé à Boivin, notamment des perquisitions et arrestations effectuées en 2024 et en 2025 au Saguenay–Lac-Saint-Jean et sur la Côte-Nord, ayant mené à la saisie de stupéfiants, d’armes à feu et de biens considérés comme des produits de la criminalité[16].
Selon les forces de l’ordre et des informations rapportées par les médias, le cas d’All Boivin est considéré comme particulier, puisque contrairement à plusieurs criminels de haut niveau recherchés qui choisissent de s’exiler à l’étranger, il serait demeuré au Québec pendant sa cavale. Les autorités estiment que cette situation complique les opérations policières, tout en suggérant l’existence de réseaux de soutien locaux facilitant sa dissimulation[17].
Depuis les arrestations de , aucune apparition publique, arrestation ou information confirmée concernant All Boivin n’a été rendue publique, marquant une période de silence médiatique à son sujet. Il demeure toutefois activement recherché par les autorités[18].
12Jean-Philippe Arcand, «Recherché pour trafic de stupéfiants: La récompense pour retrouver All Boivin passe à 250 000 $», La Presse, (lire en ligne, consulté le )
↑max, «All Boivin», sur Bolo Program, (consulté le )