Alma Pihl
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
Designeuse, Fabergé workmaster |
| Père |
Knut Oskar Pihl (d) |
| Mère |
Fanny Holmström (d) |
| Fratrie |
Oskar Pihl (en) |
| Parentèle |
August Holmström (en) (grand-père) |
Œuf de l’hiver, Mosaic (d), Nobel Ice (d) |
Alma Theresia Pihl-Klee (née le à Moscou et morte le ) est une joaillière puis institutrice finlandaise. Elle travaille pour l’entreprise de Pierre-Karl Fabergé et conçoit notamment l’Œuf de l'hiver vers 1913 et l’Œuf en mosaïque en 1914.
Jeunesse et environnement familial
Alma Pihl naît à Moscou en 1888 dans une famille d'origine finlandaise[1]. Son père est l’orfèvre Knut Oskar Pihl (fi) (1860–1897), son grand-père paternel August Wilhelm Holmström (en) travaille comme joaillier en chef chez Fabergé et sa tante Hilma Alina Holmström (1875–1936) travaille également pour Fabergé comme conceptrice de bijoux[2]. Son frère Oskar Pihl (en) (1890-1950) fait aussi carrière comme bijoutier et orfèvre[3].
Elle étudie à l’Annenschule (en), fréquentée par la haute société de Saint-Pétersbourg et en sort diplômée en 1906[4]. À cette période, elle suit aussi des cours particuliers de dessins avec Eugen Jakobson, un dessinateur suédois travaillant chez Fabergé[4].
Chez Fabergé
Pihl entre chez Fabergé en 1908, où elle travaille initialement à la reproduction sous forme de dessin de chacune des pièces produites pour les archives de l’enterprise[4]. Elle s’occupe ensuite du calcul des coûts de production et prend un poste de comptable ; durant ses périodes de temps libre, elle esquisse ses propres idées, qui finissent par être remarquées par son oncle et intégrées à la production de l’entreprise[4].
En 1911, lorsque le financier Emmanuel Nobel commande en urgence des broches d’un décor nouveau, elle propose des motifs inspirés des cristaux de givre qu’elle observe sur les vitres de l’atelier, qui sont retenus pour le projet[4]. Ces motifs sont ensuite réutilisés pour une collection de bijoux que Nobel offre à ses invitées et à ses proches[4], ainsi que pour l'œuf de l'hiver que le tsar Nicolas II offre à sa mère Maria Feodorovna de Russie pour Pâques en 1913[5].
L’année suivante, elle contribue à la création d’un autre œuf impérial, l’œuf en mosaïque (en), aujourd’hui dans les collections de la famille royale britannique[6], inspiré par la broderie de sa belle-mère[4].
Reconversion après la révolution russe
Pihl déménage en Finlande à l'âge de 32 ans après la Révolution russe[1] et la nationalisation de l’entreprise Fabergé. Elle travaille comme professeur de dessin et de calligraphie[4] dans une école de langue suédoise à Kuusankoski pendant près de 25 ans[1].
Vie personnelle
Postérité
Pihl n’évoque pas du tout son expérience chez Fabergé lorsqu’elle s’installe en Finlande, et révèle son passé à sa fille seulement quelque temps avant sa mort en 1976[1]. L’historienne de l’art Ulla Tillander-Godenhielm (elle-même descendante d’un joaillier de Fabergé) redécouvre et partage ses dessins dans les années 1970[7], tandis que d’autres sont identifiés dans les archives de l’entreprise Fabergé et publiés en 1993[8].