Le père d'Alphonse Derenne était instituteur puis imprimeur à Mayenne. Sa mère, Agathe Félicité Henriette Chevrié, devenue «veuve Derenne», géra à partir de 1861 l'imprimerie et la librairie. Professeur de mathématiques à Sens, Alphonse reprend la direction de l'entreprise maternelle le , après l’obtention des trois brevets professionnels (imprimeur, libraire, lithographe). En 1870, il déménage dans des locaux qui se trouvent dans l'actuelle rue du Sergent-Louvrier, investit dans une machine à vapeur mais la Guerre franco-prussienne met momentanément un frein à ses ambitions[3].
En 1873, il ouvre une boutique à Paris, au 52 boulevard Saint-Michel, à quelques mètres des universités, se spécialise dans la publication de thèses notamment en droit et en médecine, travaux qu'il fait imprimer à Mayenne, achetant pour cela de nouveaux locaux.
Il imprime, entre autres, de 1879 à 1885, Le Journal de l'enseignement primaire[4], ainsi que L'Ordre, un hebdomadaire royaliste[5].
En 1883, il prend comme apprenti Henri Jouve, un jeune journaliste, futur grand imprimeur et fondateur du Groupe Jouve. En 1885, criblé de dettes, Derenne met sa maison en liquidation.