Alphonse Humbert
député de la Seine
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Alphonse Jean Joseph Humbert, dit Alphonse Humbert, né le à Paris et mort le [1] dans la même ville, est un journaliste, militant blanquiste[2] sous le Second Empire puis membre de la Commune de Paris au cours de laquelle il participe, avec Maxime Vuillaume et Eugène Vermersch, à la rédaction du journal Le Père Duchène. Sous la Troisième République, il devient homme politique radical-socialiste puis nationaliste et antidreyfusard.
| Alphonse Humbert | |
Alphonse Humbert vers 1895, photographié par Nadar. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (8 ans, 7 mois et 16 jours) |
|
| Élection | 20 août 1893 |
| Réélection | 22 mai 1898 |
| Circonscription | Seine |
| Législature | VIe et VIIe (Troisième République) |
| Groupe politique | RRRS |
| Prédécesseur | Eugène Farcy |
| Successeur | Henry Bagnol |
| Conseiller général de la Seine | |
| – (7 ans) |
|
| Circonscription | Grenelle |
| Prédécesseur | Guillaume Maillard |
| Successeur | Ernest Moreau |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Alphonse Jean Joseph Humbert |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Ancien 11e arrondissement de Paris |
| Date de décès | (à 78 ans) |
| Lieu de décès | 11e arrondissement de Paris |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Comité central républicain des Vingt arrondissements |
| Profession | Journaliste |
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Biographie
Alphonse Humbert est le fils de Jean-Baptiste Humbert (1810-1859), dégustateur puis éditeur d'estampes, et d'Adélaïde Lebedel (1815). Une fois ses études terminées, il est employé pendant quelque temps à la pharmacie Raspail, puis se tourne vers le journalisme. Il se signale rapidement comme blanquiste et comme un opposant au Second Empire, écrivant dans un très grand nombre de journaux d'opposition comme "La Marseillaise" de Henri Rochefort ou au "Journal du Peuple"[3]. En 1867, il est arrêté avec Charles Longuet, Gaston Da Costa et d'autres militants blanquistes pour avoir crié "Vive Garibaldi !", place de l’Hôtel de Ville, sur le passage de Napoléon III et de l’empereur d’Autriche[4].
La Commune de Paris et le "Père Duchène"
En , il signe l'Affiche rouge[2] et rejoint la Commune de Paris. Durant l'insurrection, il participe à la rédaction du journal "Le Père Duchène" avec les Maxime Vuillaume et Eugène Vermersch. Après l'entrée des troupes Versaillaises dans la capitale, Humbert est arrêté et comparaît le devant le 3e conseil de guerre. Durant le procès, on lui impute la rédaction d'articles injurieux et méprisants ainsi qu'une complicité supposée dans la destruction de la Colonne Vendôme. En définitive, il est condamné aux travaux forcés à perpétuité au bagne de Nouméa (Nouvelle-Calédonie) tandis que Vermersch et Vuillaume sont condamnés à la peine de mort[5].
Le retour en France

En 1879, il est gracié notamment grâce à Georges Clemenceau et épouse, la même année, Laure Le Pelletier de Bouhélier, sœur de Edmond Lepelletier, avec laquelle il aura quatre enfants dont une fille.
En 1886, il devient conseiller municipal de Paris (Grenelle)[6] et président du Conseil municipal de Paris en 1893.
Il est député de la Seine[7] (1893-1902), désormais d'orientation radical-socialiste.
Il disait : « Le meilleur des gouvernements est celui qui gouverne le moins ».
Il meurt à son domicile 29 boulevard Jules Ferry dans le 11e arrondissement de Paris le
La place Alphonse-Humbert dans le 15e arrondissement de Paris est ouverte en 1931 en hommage.
En 1879, il épouse Laure Le Pelletier de Bouhélier (née en 1852), sœur d'Edmond Lepelletier (1846-1913), quatre enfants dont une fille survivante : Lucile, épouse Joseph Gaston Selz, compositeur de musique, et postérité[8].
Ouvrage
- Mon bagne, éditions de la Sorbonne, 2025.
Sources
- « Alphonse Humbert », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]