Alphonse Le Flaguais

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Naissance
Décès
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CaenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Joseph-Alphonse Le FlaguaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Alphonse Le Flaguais
Fonctions
Conservateur de bibliothèque
Bibliothèque de Caen
Académicien
Académie des sciences, arts et belles-lettres de Caen
Académicien
Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen
Biographie
Naissance
Décès
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CaenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Joseph-Alphonse Le FlaguaisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Joseph-Alphonse Le Flaguais, né le à Caen, où il est mort le [1], est un bibliothécaire, écrivain et poète français.

Après ses études à l’université de Caen Le Flaguais a débuté de bonne heure dans la carrière littéraire par deux recueils intitulés : Poésies élégiaques et Mélodies françaises (1826, 2 vol. in-18), qui se ressentent de l’influence romantique[2].

D’autres productions, qui se sont succédé rapidement, ont attiré l’attention du public sur leur auteur et lui ont valu l’approbation et l’amitié de Chateaubriand et de Lamartine[3].

Il a ensuite publié : les Neustriennes (1835, in-8° ; 2e édit., 1847), chroniques et ballades rimées relatant de vieilles traditions racontées par les nourrices de Normandie aux enfants dans les soirées d’hiver[4]. À côté des légendes se trouvent des récits historiques tels que : le Naufrage de la Blanche Nef, où l’auteur a rimé la prose des historiens[4]. Puis viennent des impressions, des ballades et quelques poésies intimes[4]. Dans les impressions, il chante ce qu’il a éprouvé à la vue des merveilles naturelles ou monumentales de la Normandie, comme le Mont-Saint-Michel, le Château de Falaise, la Brèche au Diable[4]. Dans les ballades, il a cherché à rappeler la malice naïve des anciens fabliaux ; enfin, un petit nombre de poésies intimes, dont la dernière a pour titre : Adieu, ou la Sylphide, qui veut faire cesser les chants du poète en lui disant que le temps n’est pas à la poésie, mais à la science ; le poète résiste[4].

Il a pris rang parmi les bardes de son époque, et il a maintenu cette position par la production constante de pièces de vers : Poésies d’un jeune aveugle (1839, in-18) ; Marcel (1843, in-12), poème : Guillaume et Mathilde (1855, in-8), légendes ; et différents morceaux, insérés dans les Mémoires de l’Académie de Caen et l’Art en province[3].

Poète prolifique, ses volumes ne contiennent pas moins de cinquante mille vers[3]. Il appartenait plus particulièrement, par ses travaux et la tournure de son esprit, à l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Caen, mais il n’en a pas moins payé, à sa manière, son tribut à l’archéologie[5]. Il a été un précurseur en ce qu’il a le mérite d’avoir été le premier à chanter la Normandie dans son lointain passé scandinave[6].

Il a été conservateur honoraire de la bibliothèque de Caen, qui a prospéré sous son administration et celle de son adjoint, Trébutien[3]. Bien que souvent invité et incité à visiter et séjourner à Paris, il a rarement quitté sa province natale[3]. En 1850, il avait entrepris la réimpression de ses Œuvres complètes, formant quatre volumes lorsque la mort est venue le surprendre[2]. Mort au milieu de sa famille et de nombre d’amis, ses restes ont été honorés par des funérailles publiques, le maire de Caen les autres autorités civiques et académiques, et les principaux habitants de Caen étaient présents à la cérémonie[3]. Il était également membre de l’Institut des Provinces de France[3].

Œuvres

Notes et références

Pour approfondir

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