Alphonse Pelayo, né le à Grado et mort le à Ivry-sur-Seine, était un mineur et dirigeant politique et syndical du XXesiècle, en Espagne puis en France, qui fut un des responsables de l'aide matérielle internationale des brigades internationales à l'Espagne républicaine pendant la guerre d'Espagne.
Né le à Grado, dans les Asturies, en Espagne, puis militant de la section syndicale des mineurs de cette région, Alphonse Pelayo y a exercé la profession de terrassier[1].
Rallié avec son groupe socialiste à la IIIe Internationale[1] après la Première guerre mondiale, il perdit son travail dans les mines[1], puis fut réintégré après un an, puis à nouveau licencié en 1921 après la scission de son syndicat[1]. Il vient alors travailler en France dans les mines de charbon du Nord à Anzin[1] et adhère au PC français, qui lui confie des "groupes de langues" réunissant les immigrés[1].
Après la grève générale de , il doit revenir en Espagne, où il devint marchand ambulant de livres, ce qui luivaut le soupçon de transporter de la littérature révolutionnaire[1].
Il repart en France où il est le emprisonné pour un mois puis libéré après les protestations d'un «Comité Miranda», qui réussit à empêcher son expulsion[1]. Il s'occupe ensuite de l'aide matérielle internationale des brigades internationales à l'Espagne républicaine, notamment les transports routiers d’armes venues de Bordeaux, pendant la guerre d'Espagne[1], au sein de la 14e Brigade internationale[1].
Après la guerre d'Espagne, il est chargé d'aller chercher Maurice Thorez et sa femme le pour les faire passer à Bruxelles[1], en direction de Moscou, puis de ramener le numéro 2 du PCF Jacques Duclos de Bruxelles à Paris[1], en vue de la reparution du quotidien communiste L'Humanité[2] le 18 ou le et Jacques Duclos[3].
↑"Mounette Dutilleul, ou la mémoire effacée: comment appeler les choses par leur nom?" extrait des mémoires de la résistante communiste Mounette Dutilleul