Altare

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Altare
Altare
Le centre historique.
Blason de Altare
Armoiries
Drapeau de Altare
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région de Ligurie Ligurie 
Province Savone  
Code postal 17041
Code ISTAT 009005
Code cadastral A226
Préfixe tél. 019
Démographie
Gentilé altaresi
Population 1 908 hab.[1] (2025)
Densité 169 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 20′ 00″ nord, 8° 21′ 00″ est
Altitude Min. 400 m
Max. 400 m
Superficie 1 130 ha = 11,3 km2 [2]
Divers
Saint patron Sant'Eugenio
Localisation
Localisation de Altare
Localisation dans la province de Savone.
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Altare
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Altare
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Altare
Liens
Site web Site officiel

Altare (L'Atè en langue ligurienne) est une commune italienne d'environ 2 200 habitants située dans la province de Savone, dans la région Ligurie, dans le Nord-Ouest de l'Italie.

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Carte dynamique

Altare s’étend dans l’arrière-pays immédiat de la Riviera savonaise, à une altitude maximale de 819 mètres au mont Baraccone (it). Le point le plus emblématique est le col d'Altare, qui marque la limite conventionnelle entre les Alpes et les Apennins.

La commune est traversée à l’ouest par la Bormida di Mallare (it), affluent du Tanaro, tandis qu’à l’est prend sa source le Letimbro (it), qui descend vers Savone et se jette dans le golfe de Gênes. Le centre historique est dominé par le mont Burot, sur lequel se dresse le fort du même nom (it), construit au XIXe siècle.

Histoire

Le nom d'Altare est lié, depuis le Moyen Âge, à la manufacture du verre, qui a été au cours des siècles, pour cette bourgade et cette communauté si particulière, ne pratiquant ni l'agriculture, ni l'élevage, la seule source de revenu et de vie.

Origines de l'industrie verrière

En l'absence de sources écrites et de fouilles archéologiques, les origines de l'art restent inconnues. Si la tradition orale fait arriver l'art verrier de France grâce aux moines Bénédictins[3], Samuel Kurinski[4] préfère deviner, dans la séparation des verriers du reste de la population paysanne, des possibles origines juives, plus précisément séfarades. L'isolement des verriers par rapport à la société paysanne correspondrait à celle des Juifs dans un substrat chrétien. Mais cet isolement, si vraiment il a existé dans les siècles passés tel qu'il a été décrit en époque récente[5], n'était guère différent de celui d'autres artisans moyenâgeux, jaloux de leur savoir-faire et soucieux de la concurrence et de l'imitation.

Expansion des altaristes

Les verriers avaient bien d'autres horizons commerciaux et manufacturiers et bien d'autres ambitions que la société qui les entourait dans la petite bourgade. Nous les retrouvons en effet d'abord en Méditerrané, à la suite de l'expansion des villes commerçantes telles Gênes et Savone[5]. Ensuite, plus au Nord, en France, en Angleterre[6] et enfin en Allemagne[7], appelés par l'abondance de taillis mais aussi les politiques colbertiennes de ces États en plein essor. C'est cette histoire qui fait l'originalité d'Altare par rapport à Venise, toujours plus soucieuse de protéger ses techniques.

Études récentes

Venise exporte aussi un grand nombre de grands artistes verriers[8], malgré une politique protectionniste poussée. Son histoire est connue. Celle d'Altare vient juste de commencer à être écrite. L'absence de mesures archéométriques[9] sur des échantillons moyenâgeux de provenance certaine a toutefois empêché, jusqu'à présent, d'établir la provenance de nombreuses pièces qui, dans les musées, portent l'étiquette 'Italie du Nord' ou encore 'Lombardie', mais qui pourraient provenir d'Altare[10].

Économie

Patrimoine

Notes et références

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