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Amédée Willot

comte, député au Conseil des Cinq-Cents From Wikipedia, the free encyclopedia

Amédée Willot, dit Amédée Willot de Gramprez ou comte de Granprez, né le à Belfort, mort le à Boissy-Saint-Léger, est un général de la Révolution française. Il est à la fois révolutionnaire franc-maçon et royaliste fidèle aux Bourbons, général et député parmi les Cinq-Cents.

Décès (à 68 ans)
Château de Boissy-Saint-Léger, France
OrigineFrançais
AllégeanceDrapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France (1771-1791)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France (1791-1792)
Drapeau de la France République française (1793-1797)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France (1814-1818)
Faits en bref Naissance, Décès ...
Amédée Willot
Amédée Willot de Gramprez
Amédée Willot
Gravure par François Bonneville

Naissance
Belfort, France
Décès (à 68 ans)
Château de Boissy-Saint-Léger, France
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France (1771-1791)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France (1791-1792)
Drapeau de la France République française (1793-1797)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France (1814-1818)
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1771 – 1818
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerre du Roussillon
Guerre de Vendée
Distinctions Comte
Commandeur de la Légion d'honneur
Commandeur de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 34e colonne.
Autres fonctions Député des Bouches-du-Rhône
Gouverneur des provinces méridionales de France
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Biographie

Né à Belfort, il s'engage dans l'armée à 16 ans en 1771 comme volontaire au régiment provincial de Nantes. Il est nommé enseigne le 28 octobre 1774, puis lieutenant au régiment provincial de Paris le 24 mars 1775. Il sert ensuite sous les ordres du maréchal de Vaux en Bretagne en 1779 et devient lieutenant de grenadiers le 7 juin 1780, puis capitaine le 13 février 1787. Après la dissolution de son régiment en vertu de la loi du 20 mars 1791, il prend le commandement de la Garde nationale de Saint-Germain-en-Laye en mai 1791, devient aide de camp du général de Choisy le 30 juin 1791, puis est élu lieutenant-colonel en second du 5e bataillon d'infanterie légère (ci-devant Chasseurs cantabres) le 23 mars 1792. Il sert dans ce grade à l'armée des Pyrénées occidentales de 1793 à 1795 et est nommé chef de brigade de la 5e légère le 1er juin 1793[1].
Nommé général de brigade et commandant de l'avant-garde par les représentants du peuple auprès de l'armée des Pyrénées occidentales le 23 juin 1793, il fut suspendu puis emprisonné à la citadelle de Saint-Esprit à Bayonne, dans les Pyrénées-Atlantiques, comme suspect de royalisme le 4 octobre 1793. Libéré en janvier 1795, Willot fut réhabilité et réintégré dans l'armée des Pyrénées occidentales le 13 avril 1795[1].
Il fut nommé commandant de la 1re division en remplacement de Jean-Antoine Marbot le 14 juin 1795, puis promu général de division le 6 juillet 1795. Affecté à l'armée de l'Ouest, Willot arriva à Fontenay-le-Comte le 15 septembre 1795. Il prit d'abord la tête de la 3e division, avant d’être provisoirement nommé commandant en chef de l'armée de l'Ouest en l'absence de Lazare Hoche. Le 15 janvier 1796, Willot fut envoyé à l'armée du Rhin et Moselle le 13 avril 1796, où il prit, dès le 25 juillet, le commandement de la 8e division militaire[1].

Élu député des Bouches-du-Rhône aux élections de l'an V (), au Conseil des Cinq-Cents, il est également reçu franc-maçon dans la loge « Le Centre des Amis » début 1797. Il se joint au groupe des Clichyens et dénonce la nomination du général Lazare Hoche au ministère de la Guerre alors qu'il n'a pas l'âge constitutionnel de 30 ans. Opposant déclaré à Hoche, il est arrêté lors du coup d'État du 18 fructidor an V (), comme complice de Pichegru.

Il est déporté à Sinnamary en Guyane, d'où il s'évade en . Autorisé à rentrer en France sous le Consulat, il reste à l'étranger et lutte contre Napoléon Ier. Après avoir tenté de former un corps de volontaires royalistes pour envahir le Midi de la France, il servit dans les rangs des émigrés devant Gênes en juin 1800. Il est nommé par Louis XVIII le , gouverneur militaire des provinces méridionales de France, dont gouverneur de l'île d'Elbe (isola d'Elba) et gouverneur de Corse.

Après un séjour en Sicile, puis à l'île d'Elbe, il se réfugia à Minorque en 1802, avant de gagner Londres, d'où il partit pour les États-Unis en 1804. Il y resta jusqu’en juillet 1813, se rendit ensuite en Angleterre et rentra finalement en France avec Louis XVIII lors de la Première Restauration[1].

Lors des Cent-Jours, il suivit le roi à Gand et fut nommé baron le , avant d'être titré comte le , et il est nommé commandant de la division militaire de Corse le . Plus souple que son prédécesseur, le marquis de Rivière, il apaise les soulèvements locaux et il signe en la paix de Prunelli-di-Fiumorbo qui met fin à la "Guerre du Fiumorbo". Il cesse ses activités le , tout en restant gouverneur de la 17e division militaire. Commandeur de la Légion d'honneur le , il reçoit la croix de commandeur de Saint-Louis le .

Ses armes portent d'azur à trois têtes de lion d'or (Franche-Comté). Un portrait, en pied, auteur anonyme, figure au musée du château de Versailles.

Distinctions

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

Notes et références

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