Claude-Gabriel de Choisy est le fils de Claude de Choisy et de Pétronille Jolliard[3].
Il entre en service le , comme volontaire dans le régiment de Mortemart, puis dans la cavalerie dans le régiment d'arquebusiers de Grassin le Ier . Il est nommé capitaine le , major le , avec rang de lieutenant-colonel, puis lieutenant-colonel le .
Il prend part sous les ordres du général Vioménil, aux combats ayant lieu dans la Confédération de Bar en 1772[4]. Par un coup de force audacieux, il s'empare du château de Cracovie qu'il occupe avec six ou sept cents hommes et lutte pendant 45 jours contre les troupes du général Alexandre Souvorov avant de se rendre. Fait prisonnier, il est emmené à la forteresse de Smolensk et n'est libéré que vers la fin de 1773[5].
Il est nommé brigadier le en récompense de sa conduite au siège de Cracovie:
«M. de Choisy, lieutenant-colonel de la légion Lorraine a projeté et exécuté, avec autant de prudence que de nerf et de succès l'attaque du château de Cracovie; il s'y est illustré par cette action d'une espèce bien supérieure, et le Roy, pour lui marquer, par une grâce particulière, l'opinion qu'il avait de sa conduite, en cette occasion, lui a accordé le grade de brigadier.»
Il part dans les colonies anglaises de l'Amérique du Nord et s'illustre dans la Légion Lauzun. Lors de la bataille de Yorktown, George Washington, alors qu'il a le grade de général de brigade, le choisit pour être son maréchal de camp.
Il est nommé lieutenant général commandant le 5e division militaire, le .
Le gouvernement révolutionnaire, qui vient de publier le [7], le décret du rattachement d'Avignon et du Comtat Venaissin à la France, dépêche des «commissaires civils» qui sont escortés par des troupes placées sous le commandement du général Choisy (avec le 9edragons) [8] le . Il est fait Grand-croix de Saint-Louis le [9]. Arrivés sur place, ils ordonnent après le Massacre de la Glacière des arrestations et des poursuites, mais le , une amnistie générale votée par l’Assemblée législative met un point final à l'enquête.
Il démissionne le , pour raison de santé, et il obtient une retraite de 10 000 francs le , réduite à 4 000 francs le .
↑Władysław Konopczyński, Konfederacja barska Warszawa 1991, vol. 2, p. 601.
↑Alexandre Mazas, Histoire de l'ordre militaire de Saint-Louis, depuis son institution en 1693 jusqu'en 1830, tome 2, p.333-338(lire en ligne)
↑Alexandre Mazas, Histoire de l'ordre militaire de Saint-Louis, depuis son institution en 1693 jusqu'en 1830, tome 2, p.359
↑René Moulinas, Histoire de la Révolution d'Avignon, p.206
↑ Antoine-Vincent Arnault, Antoine Jay, Étienne de Jouy, Norvins, Biographie nouvelle des contemporains, ou Dictionnaire historique et raisonné de tous les hommes qui, depuis la révolution française, ont acquis de la célébrité par leurs actions, leurs écrits, leurs erreurs ou leurs crimes, soit en France, soit dans les pays étrangers, Paris, Librairie historique, 1822, p.181
↑Alexandre Mazas, Histoire de l'ordre militaire de Saint-Louis, depuis son institution en 1693 jusqu'en 1830, tome 2, p.408
Annexes
Sources et bibliographie
Docteur Robinet, Jean-François Eugène et J. Le Chapelain, Dictionnaire historique et biographique de la révolution et de l'empire, 1789-1815, volume 1, Librairie Historique de la révolution et de l’empire, 900p. (lire en ligne), p.410.
Alexandre Mazas, Histoire de l'ordre royal et Militaire de Saint-Louis depuis son institution, jusqu'en 1830, Tome 1, Firmin Didot frères, Paris, , p.613-616.
Alexandre Mazas, Histoire de l'ordre royal et Militaire de Saint-Louis, depuis son institution en 1693 jusqu'en 1830, Tome 2, chez Dentu, Paris, (lire en ligne).
Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux & amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814), Paris: Librairie G. Saffroy, 1934, 2 vol., p.236-237