Amable Guy Blancard

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Amable Guy Blancard
Amable Guy Blancard
Le lieutenant-général baron Amable Guy Blancard.

Naissance
Loriol-sur-Drôme
Décès (à 78 ans)
Ancien 10e arrondissement de Paris
Origine Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Arme Cavalerie
Grade Lieutenant-général
Années de service 17911835
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis

Amable Guy Blancard, né le [1] à Loriol dans le Dauphiné et mort le à Paris, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Gendre de Louis-Michel Rigaud de l'Isle, il est le beau-père de Paul Eugène Bontoux.

Sous la Révolution française

Amable Guy Blancard naît le à Loriol[2]. Il est le fils de Guy Blancard, avocat, et de son épouse, Jeanne Dessoudeys.

Sous-lieutenant au régiment de cavalerie Royal-Roussillon (11e de cavalerie) le , et lieutenant le , Amable Guy Blancard fait les guerres de 1792 à l'an II à l'armée du Nord. À l'affaire du , il charge jusque dans Hombourg, à la tête de 15 cavaliers, un parti de hussards de Wurmser, et parvient à reprendre les étendards de son régiment qui ont été enlevés au commencement de l'action. Il sert de l'an III à l'an VIII aux armées du Rhin, du Danube et d'Italie. Le 23 thermidor an VII, au combat de Marino, près de Rome, il s'élance avec 30 cavaliers de son régiment sur un corps nombreux de Napolitains, le rejette en arrière du village et sauve 2 pièces de canon dont l'ennemi s'est emparé. Il a dans cet engagement le côté droit atteint d'un coup de mitraille et le bras droit cassé en deux endroits.

Sous le Premier Empire

Capitaine le 16 germinal an VIII (), il reçoit le 4 nivôse an XI () le brevet d'un sabre d'honneur[1]. Légionnaire de droit le 1er vendémiaire an XII (), il passe avec son grade le 10 pluviôse dans les grenadiers à cheval de la Garde des consuls et est nommé officier de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII ()[1], et membre du collège électoral du département de la Drôme. Chef d'escadrons le 18 fructidor an XIII. Il fait les campagnes des ans XII et XIII à l'armée des côtes de l'Océan, et obtient le 18 fructidor de cette dernière année le grade de chef d'escadron.

Le colonel Blancard à la tête de ses carabiniers pendant la campagne de Russie, par Édouard Detaille (Musée de l'Armée).

Blancard se signale ensuite à la Grande Armée de 1805 à 1806 et prend une part importante à la bataille d'Austerlitz[3]. Nommé colonel du 2e régiment de carabiniers le [1], il fait à la tête de ce corps la campagne de Pologne de 1807, où il se distingue à la bataille de Friedland. Il commande son régiment pendant la campagne d'Autriche de 1809, et se trouve à Ratisbonne et à Wagram les et . Napoléon Ier le fait baron de l'Empire le [1].

L'expédition de Russie lui fournit de nouvelles occasions de se signaler. Il déploie la plus brillante valeur à la bataille de la Moskowa. Lors de la bataille de Winkowo, le suivant, il a son cheval tué sous lui et y est atteint d'un coup de feu. Sa conduite pendant la campagne de Saxe de 1813, lui mérite le de cette année le grade de général de brigade[1]. L'Empereur l'attache à la 2e division de cuirassiers du 2e corps de cavalerie, avec laquelle il fait la campagne de France de 1814. Mis en non-activité sous la première Restauration, il reçoit néanmoins la croix de Saint-Louis le . Au retour de l'île d'Elbe, l'Empereur lui confie le commandement d'une brigade de cavalerie le . Il combat à Waterloo et y est blessé.

Après 1815

Placé en disponibilité sous la seconde Restauration, il reste dans cette position jusqu'en 1824, et est admis à la retraite le . La révolution de Juillet 1830 le replace dans le cadre d'activité de l'état-major général de l'armée. Employé en 1831 dans le département du Rhône, il passe l'année suivante au commandement de celui de Seine-et-Oise et de la brigade de carabiniers. Louis-Philippe Ier le nomme commandeur de la Légion d'honneur le , et lieutenant-général en disponibilité le . Depuis 1840, il fait partie du cadre de réserve des officiers généraux, conformément à la loi du .

Il meurt le à Paris, en son domicile du 10ème arrondissement[4].

Distinctions

Armoiries

Notes et références

Voir aussi

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