Amalécites
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Dans la culture
Selon la Bible, ils furent toujours des ennemis acharnés des Hébreux[pourquoi ?], qui à leur tour les regardaient comme une race maudite. Dieu ordonna à Saül de les exterminer. Ce roi leur déclara la guerre et les défit. Mais, contre la demande de Dieu, il pardonna à Agag, leur roi : cette désobéissance lui fit perdre sa couronne, qui fut transférée à David.
Par la suite, selon le livre d'Esther, les exilés du premier Temple auront à pâtir des volontés génocidaires d'Haman, fils de Hamedata, descendant d'Agag, roi des Amalécites.
Dans le judaïsme, les Amalécites représentent l'ennemi archétypal des Juifs. Amalek, leur chef, est cité dans le Deutéronome : « Souviens-toi de ce que te fit Amalek pendant le voyage lors de votre sortie d'Égypte » (Deutéronome 25:17) ; « Quand donc l'éternel ton Dieu, t'aura délivré de tous les ennemis qui t'entourent, et qu'il t'aura assuré la sécurité dans le pays qu'il te donne en héritage pour que tu en prennes possession, tu effaceras la mémoire d'Amalek, de dessous le ciel. Ne l'oublie pas » (Deutéronome 27:19).
Au début de la guerre de Gaza, Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien, assimile le Hamas et les Palestiniens aux Amalécites. Selon le professeur Yagil Levy, cette comparaison provient de l'idéologie Hardal, « mélange de fondamentalisme religieux et d’ultranationalisme », qui entend légitimer la vengeance, et serait en partie à l'origine des crimes de guerre israéliens[2].
Le Conte de la Ville de Cuivre, des Mille et Une Nuits, fait découvrir à des voyageurs une cité jadis dirigée par une fille du roi des Amalécites.
Source
Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Amalécites » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (lire sur Wikisource)
