Amanda Echanis
écrivaine philippine
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Biographie
Les propres parents d'Amanda Echanis avaient été arrêtés en 1990, ce qui lui avait déjà valu de passer du temps en prison alors qu'elle était enfant[1]. Son père, Randall Echanis, était un responsable d'Anakpawis (en) et du Kilusang Magbubukid ng Pilipinas (en) (« mouvement paysan des Philippines »). Il est tué en 2020[2]. Sa mère Linda Lacaba-Echanis était aussi une militante[3].
Amanda Echanis milite aux Philippines dans des mouvements paysans luttant contre l'expropriation des agriculteurs par l'État, contre la famine et la pauvreté des communautés paysannes[1]. Au moment de son arrestation, elle est membre d'Amihan, une fédération de paysannes[3]. Elle est arrêtée en 2020 à Baggao, son lieu de résidence, pour « possession illégale d'armes et de munitions » et « possession illégale d'explosifs ». Son arrestation a lieu sous la présidence de Rodrigo Duterte (2016-2022). Le mouvement créé en soutien à Amanda Echanis prétend que ces accusations sont forgées par les autorités[1].
En prison, elle élève son fils, arrêté avec elle alors qu'il est âgé d’un mois[4]. Elle remporte en 2023 le premier Mentorat de traduction d'Asie du Sud-Est pour l'année 2023-2024. Elle s'inscrit à l'université des Philippines Diliman, où elle prépare un baccalauréat ès arts en écriture créative. Elle est élue en 2025 au conseil étudiant de l'université, faisant d'elle la première conseillère élue emprisonnée[3].
En , elle est acquitée par un tribunal et libérée[3].
Œuvre littéraire
Amanda Echanis est l'autrice de plusieurs pièces de théâtre, d'un scénario sur Carmen Deunida, une militante du mouvement paysan, intitulé « Nanay Mamen » et paru en 2015, ainsi que d'un recueil de poèmes écrit en prison et paru en 2023, intitulé Binhi ng Paglaya (« Les graines de la libération »)[1]. Elle est aussi l'autrice d'un recueil de mémoires intitulé Tatlong Paslit (« Trois mémoires d'enfance »).