Amanda Viger
religieuse canadienne
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Amanda Viger était une religieuse canadienne connue pour son travail auprès des personnes atteintes de la lèpre.
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Cimetière de la paroisse de Saint-Christophe-d'Arthabaska (d) |
| Surnom |
Saint-Jean-de-Goto |
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Début de vie
Amanda Viger, dite Saint-Jean-de-Goto, est une religieuse hospitalière de Saint-Joseph, pharmacienne, fondatrice et directrice générale de l'Hôtel-Dieu de Tracadie. Elle est née le 27 juillet 1845 à Boucherville, au Québec, de Bonaventure Viger et Eudoxie Trudel[1].
Carrière
Elle termina ses études secondaires au pensionnat de la Congrégation de Notre-Dame à Boucherville, où elle se forma comme pharmacienne et administratrice hospitalière [1].
Le 8 septembre 1860, à seulement 15 ans, elle entra au noviciat des Sœurs Hospitalières de Saint-Joseph de Montréal [2], où elle prononça ses vœux religieux le 2 février 1863. Les Sœurs Hospitalières de Saint-Joseph géraient l’Hôtel-Dieu de Montréal, où Amanda Viger se forma en pharmacie et en administration des soins de santé.
En 1868, à l'âge de 23 ans, elle s'installe à Tracadie, au Nouveau-Brunswick, avec cinq autres sœurs, pour venir en aide aux personnes atteintes de la lèpre. Elle créée une pharmacie afin de fournir des médicaments aux plus démunis. Elle restera finalement dans cet établissement pendant 34 ans. En 1875, elle est élue supérieure de sa communauté, et elle est réélue mère supérieure à sept reprises[3]. Elle travaille en étroite collaboration avec les docteurs Alfred Corbett Smith et Joseph-Charles Taché pour soigner les lépreux et les informer sur la maladie. Elle fonde également une école en 1873 où, avec d'autres religieuses, elle contribue à l'éducation des enfants jusqu'en 1885. À partir de 1888, les enfants sont logés près du lazaret, et Amanda Viger participe à la collecte de fonds pour la construction d'une nouvelle école, achevée en 1898[2]. Grâce à son engagement, le gouvernement fédéral construit une léproserie en pierre, qui accueille les lépreux à partir du 8 avril 1896.
En 1899, elle acheva son cinquième mandat de supérieure. Elle avait également été maîtresse des novices pendant seize ans et pharmacienne pendant vingt-huit ans.
Des tensions apparurent lorsque l'évêque Rogers de Chatham s'opposa aux Sœurs de la Charité de Tracadie, et plus particulièrement à Sœur Amanda Viger, en raison de sa nouvelle école francophone, alors que l'évèque souhaitait établir une école anglophone à Chatham. Ce conflit, exacerbé par des désaccords avec le Père Gauvreau, mena finalement au départ de Sœur Viger de Tracadie pour l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska en 1902 [4]. Elle fut appelée, pour reprendre ses fonctions de supérieure à l'Hôtel-Dieu d'Arthabaskaville. La même année, elle fut élue supérieure. Elle fit construire un bâtiment plus grand et contribua à résoudre les problèmes financiers de l'institution. En 1903, alors qu'elle était déjà atteinte d'un cancer, elle entreprit la construction d'une nouvelle aile de cinq étages pour répondre aux besoins de la communauté Arthabaskaville[3].
Amanda Viger est décédé d'un cancer le 8 mai 1906, à l'âge de 61 ans[2].
Fondation
Amanda Viger a contribué à la fondation de l'Hôtel-Dieu de Tracadie au Nouveau-Brunswick, le premier hôpital canadien pour les lépreux, achevé en 1898. Sous sa direction, la léproserie est devenue un véritable hôpital-couvent, nommé "Hôtel-Dieu de Tracadie"[5], qui accueillait à la fois des lépreux et d'autres patients pauvres[6].
Elle a également fondé une école au Nouveau-Brunswick où, avec d'autres religieuses, elle a dispensé un enseignement aux enfants jusqu'en 1885.