Amathonte (Jordanie)
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Amathonte, Amathous, Amatha[1] est le nom d'une place forte dont l'historien du Ier siècle Flavius Josèphe dit que c’est « la plus importante des forteresses sises au-delà du Jourdain[2] ».

En 102 av. J.-C., le roi hasmonéen de Judée et grand prêtre de Jérusalem Alexandre Jannée investit Gadara (Umm Qeis) et la prend après un siège de dix mois. Puis il prend Amathonte. En 101 av. J.-C., Théodore, tyran de Philadelphie, massacre les troupes juives et reprend à Alexandre Jannée les trésors qu’il lui avait pris à Amathonte[3]. Après avoir maté une révolte chez les juifs, Alexandre Jannée revient dans le pays de Galaad et de Moab, leur impose un tribut et se tourne de nouveau contre Amathonte. Il trouve la place abandonnée par Théodore et il la démantèle[4].
En 57 av. J.-C., Gabinius est nommé proconsul en Syrie. Il sort vainqueur d'un affrontement avec le roi des juifs Aristobule qu'il remplace par Hyrcan II dont la fonction se réduit à diriger le temple de Jérusalem[5]. Il dote cinq cités de sénat de notables. Deux de ces villes ainsi gouvernées sont dans le pays de Galaad : Gadara et Amathonte les trois autres Jérusalem, Jéricho et Sepphoris sont en Cisjordanie[6]. Ce choix laisse supposer qu'Amathonte est alors une cité relativement importante et qu'elle a été restaurée après le passage d'Alexandre Jannée en 101 av. J.-C..