Ambassade du Venezuela en France
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L'ambassade du Venezuela en France est la représentation diplomatique de la république bolivarienne du Venezuela auprès de la République française. Elle est située 11 rue Copernic, dans le 16e arrondissement de Paris, la capitale du pays. L'ambassadeur est, depuis juin 2026, Samuel Moncada.
Paris 75116
| Ambassade du Venezuela en France | |
Venezuela |
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|---|---|
Le drapeau vénézuélien flotte au-dessus de l'entrée de l'ambassade du Venezuela à Paris. | |
| Lieu | 11 rue Copernic Paris 75116 |
| Coordonnées | 48° 52′ 08″ nord, 2° 17′ 25″ est |
| Ambassadeur | Samuel Moncada |
| Nomination | 2026 |
| Site web | francia.embajada.gob.ve |
| Voir aussi : Ambassade de France au Venezuela | |
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En 1976, elle a donné son nom à la place du Venezuela voisine.
Histoire
En 1913, l'ambassade se trouvait 19 rue Octave-Feuillet, également dans le 16e arrondissement[1].
En 1924, la légation était située 115 rue de la Pompe (16e arrondissement), le consulat général se trouvant 30 rue de Montholon (9e arrondissement)[2].
1. Origines de l'immeuble et construction (Fin du XIXe siècle)
- Le quartier et le style : L'hôtel particulier qui abrite aujourd'hui l'ambassade a été construit à la fin du XIXe siècle par le Dr Élie de Cyon dans la rue Copernic. Ce secteur résidentiel exclusif du XVIe arrondissement de Paris connaissait alors un essor important à la suite de l'Exposition universelle de 1889 (Source : 11, Rue Copernic. Crónica Parisina, Manuel Rafael Rivero, Paris, 1978 / Caracas, 1982)[3].
- Premiers propriétaires : Avant de devenir la propriété de l'État vénézuélien, le terrain et l'édifice ont appartenu à divers dignitaires, médecins et aristocrates de nationalités différentes, notamment à la princesse russe Amélie Valentine Mestre (princesse Soltykoff), qui fit l'acquisition du domaine en octobre 1894 (Source : 11, Rue Copernic. Crónica Parisina, Manuel Rafael Rivero, Paris, 1978 / Caracas, 1982).
2. Acquisition par le Venezuela (Époque de Juan Vicente Gómez)
- La décision d'achat : L'acquisition de l'hôtel particulier de la rue Copernic a été réalisée sous le mandat du général Juan Vicente Gómez. Par cet achat, cette demeure est devenue la toute première propriété immobilière permanente acquise par la République du Venezuela à l'étranger pour son service diplomatique (Source : 11, Rue Copernic. Crónica Parisina, Manuel Rafael Rivero, Paris, 1978 / Caracas, 1982).
- Le contexte politique : Cet achat est intervenu à une époque où les relations commerciales et pétrolières du Venezuela commençaient à se déplacer massivement vers les États-Unis au détriment de l'Europe. De plus, la décision de Gómez était également motivée par des considérations de politique intérieure, notamment pour assurer le suivi et la surveillance des mouvements d'opposants vénézuéliens exilés à Paris (Source : 11, Rue Copernic. Crónica Parisina, Manuel Rafael Rivero, Paris, 1978 / Caracas, 1982).
3. Période d'après-guerre et détérioration (Milieu du XXe siècle)
- Installation de la Chancellerie : Après la Seconde Guerre mondiale et la Libération de Paris, la Chancellerie et l'ensemble des services diplomatiques de l'ambassade du Venezuela furent définitivement regroupés et unifiés au numéro 11 de la rue Copernic (Source : 11, Rue Copernic. Crónica Parisina, Manuel Rafael Rivero, Paris, 1978 / Caracas, 1982).
- Les années de délaissement : Au cours des décennies suivantes, le bâtiment souffrit d'un long abandon institutionnel. Au milieu des années 1970, l'état physique de la demeure était alarmant : moquettes détruites, sous-sols encombrés de mobilier historique détérioré, jardins laissés à l'abandon et infrastructures vétustes par manque d'entretien. Des projets officiels, aujourd'hui archivés, avaient même suggéré de démolir la maison historique pour la remplacer par un immeuble moderne (Source : 11, Rue Copernic. Crónica Parisina, Manuel Rafael Rivero, Paris, 1978 / Caracas, 1982).
4. Restauration et valorisation culturelle (1976 - 1978)
- Le défi de la conservation : En juillet 1976, lors de sa prise de fonction en tant que chef de mission, l'ambassadeur Manuel Rafael Rivero s'opposa fermement à l'idée d'abandonner ou de démolir la demeure. Il considéra la restauration de Copernic comme une question de dignité nationale et un lieu essentiel pour préserver la mémoire historique du Venezuela en France (Source : 11, Rue Copernic. Crónica Parisina, Manuel Rafael Rivero, Paris, 1978 / Caracas, 1982).
- Soutien institutionnel : Le projet de restauration complète fut mené à bien sur une période de deux ans. Ce chantier d'envergure fut rendu possible grâce aux budgets alloués et approuvés par le ministre des Affaires étrangères de l'époque, le Dr Ramón Escovar Salom (Source : 11, Rue Copernic. Crónica Parisina, Manuel Rafael Rivero, Paris, 1978 / Caracas, 1982).
- Création d'espaces artistiques : Dans le cadre de cette rénovation et afin d'orienter l'ambassade vers le rayonnement culturel, la mission s'entoura des conseils du célèbre critique d'art français Gaston Diehl. Sous sa direction, les salons de l'ambassade furent aménagés pour accueillir les galeries d'exposition « Arturo Michelena » et « Cristóbal Rojas », transformant ainsi le 11, rue Copernic en un centre actif de diffusion de l'art et de la culture vénézuélienne au cœur de Paris (Source : 11, Rue Copernic. Crónica Parisina, Manuel Rafael Rivero, Paris, 1978 / Caracas, 1982).
Ambassadeurs du Venezuela en France
| Date de nomination |
Date de remise des lettres de créance |
Ambassadeur | ||
|---|---|---|---|---|
| ? | [JORF 1] | Juan Oropeza (es) | ||
| ? | [JORF 2] | Antonio Chalbaud Cardona | ||
| ? | [JORF 3] | Henrique Gil Fortoul | ||
| ? | [JORF 4] | Juan Oropeza | ||
| ? | [JORF 5] | M.A. Pulido Mendez | ||
| ? | [JORF 6] | Luis Humberto Croce Orozco | ||
| ? | [JORF 7] | Marcel Granier-Doyeux | ||
| ? | [JORF 8] | Edecio La Riva Araujo | ||
| ? | [JORF 9] | José Luis Salcedo Bastardo (es) | ||
| ? | [JORF 10] | Manuel Rafael Rivero | ||
| ? | [JORF 11] | Fernando Paredes Bello | ||
| ? | [JORF 12] | Ramón Escovar Salom (es) | ||
| ? | 1990 | Isidro Morales Paúl (es) | ||
| ? | [JORF 13] | Adolfo Raúl Taylhardat (es) | ||
| ? | [JORF 14] | Francisco Kerdel Vegas | ||
| ? | [JORF 15] | Hiram Gaviria (es) | ||
| ? | [JORF 16] | Jésus Arnaldo Perez | ||
| ? | [JORF 17] | Roy Chaderton Matos | ||
| ? | [JORF 18] | Jesús Arnaldo Perez | ||
| ? | [JORF 19] | Héctor Michel Mujica Ricardo | ||
| Août 2023 | 29 février 2024 | [JORF 20] | Arturo Enrique Gil Pinto[4] | |
| Juin 2026 | En attente | Samuel Moncada | ||
Consulats

Outre la section consulaire de son ambassade à Paris (un bâtiment annexe du même pâté de maisons, no 8 impasse Kléber), le Venezuela avait un consulat général à Fort-de-France, en Martinique[5] (la Martinique et le Venezuela partagent une frontière maritime), fermé en 2019 pour restrictions budgétaires[6].