Amblyomma
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| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Arthropoda |
| Sous-embr. | Chelicerata |
| Classe | Arachnida |
| Sous-classe | Acari |
| Super-ordre | Parasitiformes |
| Ordre | Ixodida |
| Famille | Ixodidae |
- Haemalastor C. L. Koch, 1844
- Aponomma Neuman, 1899
- Amerindia Dias, 1963
- Anastosiella Dias, 1963
- Brasiliana Dias, 1963
- Cernyonuna Dias, 1963
- Fifippovania Dias, 1963
- Hoogstraalia Santos Dias, 1963
- Theileriana Dias, 1963
- Walkeriana Dias, 1963
- Macintosheilla Santos Dias, 1969
- Keiransiella Dias, 1993
- Koloninum Dias, 1993
Amblyomma est un genre de tiques de la famille des Ixodidae, les « tiques dures ».
Dans beaucoup de régions du monde les populations de certaines tiques semblent en augmentation, de même que les maladies qu'elles peuvent transmettre.
Ce genre est le troisième plus grand dans la famille des Ixodidae, principalement présente dans les zones chaudes de tous les continents, avec quelques espèces cependant adaptées aux zones froides. Le centre de diversité de ces espèces est situé sur le continent américain, où l'on trouve la moitié de toutes les espèces connues de ce genre. Sur ce continent, les espèces du genre Amblyomma sont présentes bien au-delà des climats arides ou chaud, du 40e parallèle dans l'hémisphère Nord, au 50e parallèle de l'hémisphère sud, et certaines vivent en altitude dans la zone alpine des Andes[1].
Description




L'anatomie interne des d'Amblyomma species a été décrite dans quelques espèces, y compris Amblyomma maculatum [2] et Amblyomma variegatum [3].
Pathogénicité
Certaines de ces tiques sont des vecteurs biologiques de maladies graves, dont par exemple
- la fièvre pourprée des montagnes Rocheuses ;
- la rickettsiose la plus grave et la plus fréquente des États-Unis, présente dans tout le continent américain ;
- l'ehrlichiose (en Amérique du Nord) ;
- l'anaplasmose humaine (en Amérique du Nord)...
Une même tique peut injecter plusieurs pathogènes et plusieurs variants d'un même pathogène. On parle alors de co-infection
Perception des hôtes et de l'environnement
Toutes les tiques se montrent capables de repérer leurs hôtes, au moyen d'organes des sens spécialisés, dont l'organe de Haller, situé sur le 1er tarse de la tique[4].
Ainsi Amblyomma variegatum peut détecter de faibles augmentations de taux de CO2 dans l'air[5], mais aussi d'hydrogène sulfuré (H2S) ou d'aldéhydes (hexanal, nonanal, benzaldéhyde…) émises par l'haleine humaine ou d'autres vertébrés[6].
Amblyomma fossiles
Une tique fossile du genre Amblyomma[Note 1], longue de 2,5 millimètres, a été décrite dans de l'ambre de la République dominicaine en 2017 par George Poinar[7]. L'âge de l'ambre dominicain n'est pas clairement établi. Les sédiments qui le contiennent sont datés entre environ 45 et 15 Ma (millions d'années), entre l'Éocène moyen et le Miocène inférieur[7].
Cette nymphe replète (gonflée) contient dans son hémocœle et son intestin, et présente autour de son corps, des globules rouges, également piégés dans l'ambre ; ils sont caractéristiques d'un mammifère qui devait être son hôte.
Certains de ces globules rouges abritent des protistes parasites apicomplexés d'un diamètre de 1,3 à 4,7 μm (micromètres), à différents stades de développement, appartenant à l'ordre des Piroplasmida et à un nouveau taxon Paleohaimatus calabresi Poinar, 2017[7]. C'est la première description d'un parasite pathogène fossile de type Babesia connu pour son rôle dans la transmission de la babésiose ou piroplasmose[8]. Ces parasites ont apparemment évolué au côté des mammifères et, en particulier, des primates.
La tique présente par ailleurs deux petits trous dans son corps, comme si elle venait d'être arrachée de l'animal dont elle se nourrissait avant de tomber et de s'engluer dans de la sève d'un arbre, Hymenaea protera, sève qui se transformera en ambre en séchant et se fossilisant. Pour George Poinar cette hypothèse serait compatible avec un comportement de toilettage de singes[8].