Amina Belouizdad est née en 1931 à Belcourt (maintenant Belouizdad)[2], un quartier populaire d'Alger.
Son père Tahar Ali-Chérif est né à la Casbah d'Alger où son père El Hadj Khider originaire de la Zaouia des Issahnounene (Wilaya de Tizi-Ouzou) s’était installé avant la fin du XIXesiècle pour enseigner le Coran. Tahar Ali-Cherif, parfait trilingue (arabe, kabyle, français), avait fonction d'oukil judiciaire (défenseur en droit musulman) et s’était voué à l’écriture et au jeu théâtral en arabe classique. Il était aussi membre fondateur de l’École de musique andalouse El Mossiliah et cadre dirigeant du Mouloudia Club d'Alger.
Maghnia Abed, mère de Amina Belouizdad, née à Chlef, était la cousine germaine du père de Hassiba Ben Bouali, elle-même martyre de la Révolution et Belcourtoise d’adoption.
Amina Belouizdad épousa en 1947, à Belcourt, Belouizdad Mohamed, cousin du militant nationaliste dont le quartier est éponyme. Elle a eu trois garçons, qu'elle a menés jusqu'au niveau universitaire.
Au début de la révolution algérienne, elle se dévoua au soutien des épouses de militants emprisonnés en organisant des collectes dans son nouveau quartier, la Cité des PTT à Hydra. En 1958, elle entra comme présentatrice bilingue à la RTF. Elle profita alors de sa notoriété pour faire, au volant de sa voiture, traverser les barrages militaires aux militants recherchés qui, avec la complicité de son mari, séjournaient à leur domicile avant de rejoindre le maquis. Parmi ces militants figure Chérif El Hachemi qui était son jeune collègue à la RTF.