Amine Kherbi

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Amine Kherbi
Biographie
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Activités

Amine Kherbi, de son nom complet, Ahmed Amine Kherbi, est un diplomate algérien né à Bordj Bou Arreridj le et mort à Alger le [1]. Son père, Cheikh Mohamed Menad, fut un éducateur et professeur libre d'arabe. Amine Kherbi est le frère de Djamel-Eddine Kherbi, jeune moudjahid mort au combat, probablement lors d’une bataille dans l’Ouarsenis, en .

Jeunesse

Amine Kherbi est né en 1942, sous la colonisation française. Il assiste dans sa jeunesses à de nombreuses violences et abus de la part du colonisateur français, qui contribuent à forger sa conscience politique. En particulier, quelques semaines après les funérailles de son père à Blida, les autorités coloniales ont procédé au pillage de sa bibliothèque, contenant des documents rares et précieux, de différentes natures. Cette prise de conscience de l'oppression du colonialisme éveille en lui l’esprit du futur militant en faveur de la cause nationaliste.

Il a suffi de quelques activités et fréquentations de militants, avant que le jeune Amine Kherbi ne se retrouve en détention dans le camp de torture et d’extermination, à Boukaât Sahnoun (Chlef), en , après la fin de l’opération « Courroie », dans la Wilaya IV. À sa sortie de prison, il devient maître d’Internat au lycée de Boufarik, avant de s’envoler pour la Suède.

Études en Suède

Son départ en Suède fut couronné par de nombreuses actions militantes ayant répandu l’écho d’une Algérie indépendante. Après avoir appris le suédois et fréquenté le milieu intellectuel, Amine Kherbi fraye son chemin parmi les membres des partis sociaux-démocrates suédois, et réussit, le , à les séduire par un discours décrivant les exactions commises par le colonialisme français contre les Algériens. « Les gens étaient enthousiastes et curieux d’entendre un jeune étudiant après avoir intégré, en 1968, la section des Affaires économiques algérien parler de la libération de son pays et des conditions de son indépendance avec détermination et optimisme. Mon discours a eu un grand écho dans les médias », écrit-il dans l’avant-propos de son ouvrage L’Algérie dans un monde en mutation.

Carrière diplomatique après l'indépendance

À l’indépendance de l’Algérie, Amine Kherbi rentre en Algérie avec une licence en sciences sociales et politiques et un master de sciences sociales de l’Université d’Uppsala, avant de déposer un mémoire de thèse sur le non-alignement à la faculté de Droit et de Sciences économiques de l’Université d’Alger, en vue de s’inscrire en doctorat en Sciences politiques.

Après avoir intégré, en 1968, la section des Affaires économiques et financières du ministère des Affaires étrangères, il rejoint le Secrétariat général de la Présidence du Conseil des ministres en qualité de chargé de Mission pour les questions économiques internationales. Il devient, par la suite, conseiller à la Mission permanente d’Algérie auprès de l’Office des Nations unies à Genève, entre 1973 et 1977.

De retour à l’Administration centrale, Amine Kherbi occupe, entre 1977 et 1980, le poste de directeur des Affaires politiques pour l’Europe occidentale et l’Amérique du Nord et plus tard, Directeur général des Relations multilatérales, entre 1992 et 1996.

En 1980, il devient Ambassadeur d’Algérie à Brasilia pendant 5 ans, avant de s’envoler à Madrid, pour le même poste. Il enchaîne ensuite à Jakarta (1988-1989), Vienne (1989-1991), Pékin (1996-2001), et Washington (2005-2008)[2].

Responsabilités en Algérie

La carrière d’Amine Kherbi fut entrecoupée par d’importantes responsabilités internationales au nom de l’Algérie, des pays arabes, de l’Afrique et des pays en voie de développement.

En 1973, il a été vice-président du Comité spécial sur la stratégie à long terme de l’ONUDI, président du Groupe Intergouvernemental des Pays non-alignés pour les matières premières, entre 1974 et 1976, co-président du groupe Industrie-Technologie à la Conférence nord-sud de Paris (1975-1977), Secrétaire général de la Réunion spéciale du Club de Rome sur le Nouvel Ordre économique international, en 1976. Amine Kherbi a également assuré la présidence du Comité des budgets et des programmes de l’ONUDI (1990-1991), mais aussi la mission de porte-parole des pays arabes et négociateur principal à la Conférence Euro-méditerranéenne de Barcelone, en 1995.

Il a en outre été directeur de séminaire à l’École Nationale d’Administration (1978-1980) et président, en 1994, du groupe d’experts du Comité pour la protection de l’économie nationale. En 2018-2019, il a assuré un cours de post-graduation sur la sécurité et le développement à l’École des Affaires internationales de Paris, Sciences Po. De 2017 à sa mort, il est chargé d’enseignement à l’Institut Diplomatique et des Relations internationales du ministère des Affaires étrangères.

Il a également occupé le poste de ministre délégué aux Affaires étrangères (2001-2002) et de conseiller auprès du président de la République (2002-2005 et 2008-2014). Il est retraité depuis 2014 en tant qu’ancien membre du gouvernement.

Publications

Distinctions

Notes et références

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