Mr amine Tahraoui a obtenu son baccalauréat science mathématique au lycée Moulay Driss à Casablanca en 2004 , Diplômé de l’École nationale d’administration de Rabat en administration générale, Amine Tahraoui commence sa carrière dans la finance chez Attijari Finances Corp, une banque d’affaires du groupe Attijariwafa bank[1].
Il occupe ensuite des fonctions de direction dans le secteur privé, d’abord au sein du groupe Akwa, puis chez Aksal, dont il devient directeur général[2].
Il a également été chef de cabinet au ministère de l’Agriculture, sous la direction d’Aziz Akhannouch, puis secrétaire général de la chefferie du gouvernement avant d’être nommé ministre de la Santé en [1].
Carrière politique
Il est nommé ministre de la Santé et de la Protection sociale le , succédant à Khalid Aït Taleb lors du remaniement ministériel[3].
En tant que ministre, il annonce la mise en œuvre d’un programme national de santé mentale et psychique couvrant plusieurs dimensions[4].
Il prend aussi des mesures disciplinaires dans le cadre de la gestion hospitalière, comme le limogeage de directeurs d’hôpitaux et de responsables régionaux à la suite de dysfonctionnements constatés[5].
Ses actions ministérielles s’inscrivent dans le cadre du Nouveau Modèle de Développement (NMD), qui prévoit notamment la réforme du système de santé, la réduction des disparités territoriales et le renforcement des services publics de base[6].
Critiques
En , Amine Tahraoui s’est rendu à l’hôpital Hassan II d’Agadir, deux jours après une manifestation organisée par des habitants dénonçant les conditions sanitaires de l’établissement, ainsi que la diffusion sur les réseaux sociaux de photos montrant des patients allongés au sol. Surnommé par certains «hôpital de la mort», l’établissement a fait l’objet d’une inspection ministérielle qui, selon la presse, pourrait déboucher sur des mesures ou sanctions à l’encontre de ses responsables[7].
L’opposition a exprimé son insatisfaction du rendement du ministre Tahraoui, notamment lors de ses réponses au Parlement concernant les retards dans la mise en place de certaines structures sanitaires (unités de proximité, centres de santé, etc.). En effet, en , à la Chambre des représentants, l’opposition a dénoncé que les réformes annoncées sont lentes et que les promesses (nouveaux centres, mise à niveau des centres existants) tardent à se concrétiser[7].
Le ministre de la santé a lui-même admis des «problèmes importants concernant les délais d’attente» dans les établissements de santé publics. Par exemple: 51,2 jours pour un rendez-vous d’imagerie, 43,5 jours pour une consultation spécialisée[8].
Déficits structurels
Diverses analyses (universitaires ou d’ONG) soulignent que le système de santé marocain souffre de mauvaises répartitions territoriales, de manque de personnel, d’infrastructures sous-équipées, et de financements insuffisants pour assurer un accès homogène aux soins[9].
Les citoyens interrogés décrivent des coûts élevés des soins, une couverture médicale jugée incomplète, des délais souvent longs pour accéder aux consultations ou aux examens techniques[10].
↑Youssef Er-Rays et Meriem M'dioud, Assessment of Technical Efficiency in the Moroccan Public Hospital Network: Using the DEA Method, (DOI10.48550/arXiv.2402.14940, lire en ligne)