Amos Fiat
informaticien et cryptologue israélien
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Amos Fiat (né en 1956) est un informaticien israélien, professeur de science informatique à l'université de Tel Aviv. Il est connu pour ses travaux en cryptographie, sur les algorithmes en ligne, et sur la théorie algorithmique des jeux.
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Biographie
Amos Fiat est né le à Haïfa, en Israël[1]. Il a obtenu son doctorat en 1987 à l'Institut Weizmann sous la supervision d'Adi Shamir[2]. Après des études postdoctorales auprès de Richard Karp et Manuel Blum à l'université de Californie à Berkeley, il est retourné en Israël, en prenant un poste de professeur à l'université de Tel Aviv.
Recherches
La plupart des publications les plus citées de Fiat concernent la cryptographie, y compris son travail avec Adi Shamir sur les signatures numériques, menant à l'heuristique de Fiat-Shamir pour transformer des protocoles d'identification interactifs en modèles de signature, notamment le protocole d'authentification sans apport de connaissance (Zero-knowledge)[3].
Elles concernent également son travail avec David Chaum et Moni Naor sur la monnaie électronique, utilisé comme base pour le système ecash (en)[4].
Avec Shamir et Uriel Feige en 1988, Fiat a inventé le schéma d'identification Feige–Fiat–Shamir (en), une méthode pour utiliser la cryptographie à clé publique pour fournir l'authentification de réponse.
Avec Gerhard Woeginger, Fiat a organisé une série d'ateliers Dagstuhl sur l'analyse concurrentielle (en) des algorithmes en ligne, et en collaboration avec Woeginger il a édité le livre Online Algorithms: The State of the Art (Lecture Notes in Computer Science 1442, Springer-Verlag, 1998). Ses articles de recherche incluent des méthodes pour l'application de l'analyse concurrentielle pour la mémoire virtuelle paginée[5], le contrôle d'appel (en)[6], la gestion des données[7] et l'affectation de fichiers à des serveurs dans les systèmes de fichiers distribués[8].
L'intérêt de Fiat pour la théorie des jeux date de sa thèse de recherche, ce qui comprend l'analyse du jeu pour enfants de la bataille navale[9].
Il s'est inspiré du jeu Tetris dans le développement de nouveaux algorithmes de séquençage de tâches[10] ainsi que pour l'application de l'analyse concurrentielle pour la conception d'enchères en théorie des jeux[11].
Prix et distinctions
En 2016, il est lauréat, conjointement avec Moni Naor, du Prix Paris-Kanellakis de l'Association for Computing Machinery[12]. Il reçoit le prix EATCS en 2023[13].
Publications
- avec Shamir : « How to prove yourself: practical solutions to identification and signature problems », Proceedings on Advances in cryptology—CRYPTO '86, 1987.
- avec Uriel Feige, Adi Shamir: « Zero-knowledge proofs of identity », Journal of Cryptology, vol 1, 1988, pp 77–94.
- avec Shamir: « How to find a battleship », Networks, vol 19, 1989, pp 361–371.
- avec Richard M. Karp, Michael Luby, Lyle A. McGeoch, Daniel D. Sleator, Neal E. Young: « Competitive paging algorithms », Journal of Algorithms, vol 12, 1991, pp 685–699.
- avec Baruch Awerbuch, Yir Bartal: « Competitive distributed file allocation », Proceedings of the Twenty-Fifth ACM Symposium on Theory of Computing (STOC '93), 1993, pp 164–173.
- avec Yair Bartal, Yuval Rabani: « Competitive algorithms for distributed data management », Journal of Computer and System Sciences, vol 51, 1995, pp 341–358.
- avec Gerhard Woeginger (éd.): « Online Algorithms: The State of the Art », Lecture notes in Computer Science 1442, Springer 1998.
- avec Andrew V. Goldberg, Jason D. Hartline, Anna R. Karlin : « Competitive generalized auctions », Proceedings of the Thirty-Fourth ACM Symposium on Theory of Computing (STOC '02), 2002, pp 72–78.