Très peu d'éléments de la vie d'Amédée Fraigneau sont connus[3]. Né en 1862 à l'île de La Réunion où s'étaient mariés auparavant - le - ses parents, Paul Antoine Amédée Fraigneau, agent de change[1], et Marie-Éléonore Sauger.
On retrouve le jeune Fraigneau normand d'adoption et chroniqueur au quotidienLe Nouvelliste de Rouen[4]. Le , il publie un livre décrivant les bas quartiers de Rouen à la fin du XIXesièclepréfacé par son confrère Georges Dubosc: Rouen bizarre (Schneider frères, rue Jeanne d'Arc à Rouen, 1888, CXI-259 p.)[5].
Fraigneau lance lui-même le une revue dont le thème est proche: La Chronique africaine illustrée à laquelle collaborent d'importants écrivains de l'époque tels Jules Lemaître, François Coppée, Pierre Loti, Paul Margueritte[3] et où il écrit lui-même[6]. La revue est bimensuelle en 1892 puis devient hebdomadaire. Elle compte 24 pages et systématiquement des planches hors-textes grâce à l'emploi de la photogravure. Fraigneau écrit de la fiction pour sa revue mais lui fait également prendre position en faveur d'un approfondissement de la colonisation et d'un pouvoir accru pour les populations locales par rapport à la métropole[3].
1234Lucie Goujard, L’illustration des œuvres littéraires par la «photographie d’après nature» en France: une expérience fondatrice d’édition photographique (1890-1912), thèse de doctorat, université Lille-3 Lire en ligne