Amédée de Caix de Saint-Aymour

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Sépulture
Nationalité
Amédée de Caix de Saint-Aymour
Portrait photographique d’Amédée de Caix de Saint-Aymour.
Fonctions
Conseiller général de l'Oise
-
Maire d'Ognon
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
Activités
Famille
Enfant
Parentèle
Raoul de Thomasson (d) (gendre)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Propriétaire de
Membre de
Distinctions
Armoiries de la famille Caix de Saint-Aymour.

Amédée de Caix de Saint-Aymour, né le à Senlis et mort à Paris, est un linguiste, archéologue et historien français.

Jeunesse et études

Château d'Ognon.
Hôtel particulier de style néo-Louis XIII, 94, rue du Ranelagh, Paris, construit en 1885 pour Amédée de Caix de Saint-Aymour[1].

Amédée de Caix de Saint-Aymour est né dans une famille de l’ancienne bourgeoisie française[2]. Il était le fils de Léonce de Caix de Saint-Aymour[Note 1], maire d'Ognon, et de Louise Marie Eugénie Raffard de Marcilly[3]. Il a passé toute sa jeunesse au château d'Ognon et terminé à Paris les études qu’il avait commencées au collège Saint-Vincent de Senlis. Élève de l’École des Chartes, de l’École des hautes études et de l’École des langues orientales vivantes, il suivait en même temps les cours de la faculté de droit de Paris.

Parcours professionnel

Après ces études, il s’est fait inscrire au barreau de Paris, avant de changer brusquement de carrière pour se tourner exclusivement vers la recherche[4].

Débutant comme publiciste, il a publié de nombreux articles et mémoires dans la Revue Bleue, la Revue des deux Mondes. Ne livrant rien au public qui ne soit pensé, médité, mûri, ciselé, son nom fut rapidement apprécié dans le monde des lettres. Il a également contribué à la Revue Nobiliaire. En 1867, il a publié La Langue latine étudiée dans l’unité indo-européenne[5]. Amateur d’antiquités, ayant appris, la même année, l’existence d'un monument néolithique implanté en haut du coteau de la rive droite de l’Oise, il a acheté le terrain pour y pratiquer des fouilles[6],[Note 2].

Parcours politique

Dès le début des hostilités de la guerre franco-allemande de 1870, avant même l’investissement de Paris, il s’est engagé dans la Garde Nationale à cheval, dont la mission, parfois dangereuse, consistait, principalement, à porter sur les champs de bataille ou aux avant-postes, des ordres aux officiers supérieurs. Il a pris part aux combats près de Paris puis, enfermé dans la capitale durant la Commune, il a organisé, à l’aide d’un émissaire de Fleurines, un moyen de correspondance qui a réussi souvent à passer les lignes ennemies. Après la signature de la paix, il est revenu dans sa propriété d’Ognon, où il ne s’est plus occupé plus que d’exploitations agricoles et d’études économiques[4].

Mis en contact journalier avec la population, il s’est fait apprécier de ses concitoyens qui, aux premières élections qui ont suivi, l’ont élu conseiller général de l’Oise, pour le canton de Pont-Sainte-Maxence. Bien accueilli de ses collègues, ceux-ci l’ont choisi, dès son arrivée à l’Assemblée départementale, pour présider la Commission, importante parmi toutes, des finances et la Commission des monuments. Après avoir longtemps rempli les fonctions de secrétaire, il est devenu vice-président de l’Assemblée départementale, où il s’est fait remarquer par ses nombreux travaux, prenant, pendant au moins vingt ans, une grande part aux affaires du pays[4].

Ayant cessé de se présenter aux élections de 1883, il a refusé, un peu plus tard, la candidature à la députation qui lui était offerte dans un département voisin. Vers la même époque, le Ministère de l’Instruction publique l’a chargé d’une mission diplomatique dans les pays Sud-Slaves de l’Austro-Hongrie. Ayant traversé ces pays, dans des circonstances difficiles, il a publié un ouvrage, Les Pays Sud-Slaves de l’Austro-Hongrie (Croatie, Slavonie, Bosnie, Herzegovine, Dalmatie), en 1883[7].

Parcours professoral et voyages

Retourné à la vie privée, il s’est consacré entièrement aux livres et aux voyages. On le voit successivement : au Soudan, dans la Sénégambie en 1884 ; en Ethiopie, en Abyssinie en 1886 ; en Grèce, en Italie en 1889 ; en Espagne et au Portugal en 1891 ; en Algérie et dans la Kabylie en 1893 ; en Belgique et dans les Pays-Bas, où il a fait de longs et fréquents séjours. Il résuma quelques-unes de ses impressions de voyage dans plusieurs rapports, dont Arabes et kabyles : questions algériennes, publié en 1891, dans lequel il plaide pour l’assimilation des Kabyles décrits comme sédentaires, monogames et travailleurs, à la différence des Arabes soi-disant paresseux, polygames et vagabonds[8].

Il enseigne un temps à l'École libre des sciences politiques, où il dispense un cours sur l'Extrême-Orient[9].

Entretemps, il a collaboré avec patience et acharnement à la Grande Encyclopédie, ce qui ne l’a pas empêché de faire paraître quantité d’autres ouvrages scientifiques ou littéraires. L’armistice de la guerre de 1914 aussitôt proclamé, il s’est rendu à Noyon, pour étudier sur place les traces de la ruée allemande. Autour de Noyon sur les traces des barbares est un document fort sérieux, mais aussi un réquisitoire accablant pour l’Allemagne reléguée au ban des nations civilisées. Il est l’auteur, en collaboration avec Albert Lacroix de l’Histoire illustrée de la France, ouvrage inachevé, publié d’après les données nouvelles, de deux volumes, qui devait en comprendre vingt. L’Académie Française a couronné cet ouvrage[4].

Naturellement incliné à favoriser la création d’une société savante se fixant pour but d’étudier le passé de Senlis, il était un membre fondateur de la Société d’histoire et d’archéologie de Senlis[10], les premiers promoteurs de la Société, Peigné-Delacour et l’abbé Magne, l’ayant associé, malgré sa jeunesse, à leurs travaux du début. Depuis 1862, jusqu’à sa mort, c’est-à-dire pendant près de soixante ans, il a mis ses connaissances touchant à l’archéologie, l’histoire, la numismatique, la bibliophilie, l’héraldique ou les beaux-arts à la disposition du Comité archéologique de Senlis, auquel il a donné de très nombres communications et dont il a été le vice-président de 1919 à sa mort[11]. Bibliophile distingué, sa bibliothèque était immense. Il avait formé une très belle collection de reliures armoriées qu’il faisait admirer et possédait un certain nombre de remarquables ex-libris. C’était en outre un sigillographe très expert, dont la collection de sceaux montrait les spécimens les plus rares[4].

Correspondant de la Société des Antiquaires de Picardie, membre de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France[12],[10], de la Société des Antiquaires de France, de la Commission des Monuments historiques, etc., il était officier d'Académie, ainsi que décoré de plusieurs ordres étrangers[4].

Ayant épousé, le , à Paris, Berthe Labeaume de Tarteron[Note 3], dont il a eu trois enfants : Louis-Ernest-Marie-Robert, futur diplomate, 1869 ; Hélène-Marie-Louise-Marguerite, 1870[Note 4] et Berthe-Marie-Jeanne-Hélène, 1874, il est devenu veuf en 1917. Ses obsèques ont eu lieu à Paris, le , à l’église Saint-Ferdinand-des-Ternes, avant son transfert dans l’Oise où il a été inhumé[4].

Hommages

Odonyme Rue Amédée de Caix de Saint-Aymour à Vauréal.

Un odonyme à Vauréal lui rend hommage.

Publications

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI