Amédée de Foras

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Naissance
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Amédée de Foras
Fonctions
Président
Académie chablaisienne
-
Conseiller général
Canton du Biot
-
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Nationalités
italienne (à partir du )
françaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Famille
Famille de Foras (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Elisabeth Vichard de Saint-Réal (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Max de Foras (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Distinctions
Blason.

Amédée de Foras, né le à Gênes et mort au château de Thuyset à Thonon le , est un érudit (généalogiste et héraldiste), homme politique savoyard, puis français, confirmé comte par le roi d'Italie. Il est issu d'une famille de la noblesse savoisienne. Il est l'auteur des quatre premiers volumes de l'Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie.

Origines

Éloi-Amédée-Jacques-François de Foras naît le à Gênes[1],[2], qui appartient à cette période au royaume de Sardaigne. Il est le second fils de Joseph-Marie de Foras (1791-1854), militaire[3], député de Savoie au parlement de Turin[4], et d'Élisabeth Vichard de Saint Réal[1], nièce de Joseph et Xavier de Maistre[5],[6]. Son père est major au sein de la Brigade de Savoie, installée dans la capitale ligure.

La famille de Foras appartient à la noblesse savoyarde[7],[8],[9]. La famille porte le titre de comte de Foras depuis le XVIIIe siècle[8]. Amédée de Foras est confirmé dans ce titre par lettres du roi d'Italie en [8].

Carrière et activités

Le Château de Hautefort, où Amédée de Foras épouse Marie Constantin de Chanay en 1859

Amédée de Foras épouse, le , Marie Georgette Constantin de Chanay[1], dans la chapelle du château de Hautefort, à Saint-Nicolas-de-Macherin. Elle est la fille de Jean Ange Alfred Constantin de Chanay, comte de Hautefort, et de Marie Caroline de Prédelys.

Il fonde la Caisse d'épargne de Thonon, en 1855[3].

Au lendemain de l'Annexion de la Savoie à la France de 1860, ses activités de recherches historiques l'amènent à intégrer diverses sociétés savantes. Il est élu le à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, avec pour titre académique Effectif (titulaire)[10],[11]. Quelques années plus tard, en 1886, il fonde, avec l'écrivain et journaliste Charles Buet, l'Académie chablaisienne en 1886[1],[12]. Il en sera le premier président[1],[13],[12]. Il devient aussi membre correspondant de la députation Royale d’Histoire nationale de Turin, des sociétés d’histoire et d’archéologie de Genève et de la Suisse romande de l’institut genevois, des Académies de la Val d'Isère et Delphinale.

Il se voue surtout à l'histoire de la noblesse de la Savoie[14] et travaille notamment à l'élaboration d'un armorial des familles nobles du duché de Savoie afin d'apporter la légitimité de ces familles dans le nouveau cadre national français[15]. Pour la rédaction de cet ouvrage, il « travaille uniquement à partir d'archives privées ou publiques »[1], « n'avançant aucune affirmation sans preuves à l'appui »[14]. Quatre volumes seront rédigés de son vivant (il meurt en ayant achevé le manuscrit du tome IV)[1] et édités en 1863, 1878, 1893 et 1900 sous le titre Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie. Cette œuvre synthétise ainsi 60 à 80 mètres de linéaires d'archives conservées au château de Menthon-Saint-Bernard. Il s'agit tout autant d'un recueil que de la reconstitution de la généalogie des grandes familles nobles de la région[16].

François-Clément de Mareschal de Luciane, membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, le comte Pierre de Viry et le baron d'Yvoire poursuivirent son œuvre (tomes V et VI), « qui demeure un monument d'érudition »[1].

Il est conseiller général, légitimiste[17], du canton du Biot, de 1875 et 1877[18],[19],[20]. Il est candidat aux côtés de Joseph Agnellet, avec le soutien des royalistes[21], aux élections sénatoriales de 1876, mais ils sont battus[22].

Il a été également grand chambellan et grand maréchal de la cour du roi Ferdinand Ier de Bulgarie entre 1889-1897[3].

Le Château de Thuyset, résidence d'Amédée de Foras et lieu de son décès

Amédée de Foras meurt le au château de Thuyset, près de la ville chablaisienne de Thonon[5].

Décorations

Ouvrages

Notes et références

Voir aussi

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