Amédée de La Tour
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| Évêque de Sion Diocèse de Sion | |
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Amédée de La Tour, mort un après l'année 1168, est un prince-évêque de Sion, du milieu du XIIe siècle.
Origines
La date de naissance d'Amédée de La Tour (Amedeus)[1] n'est pas connue en l'état actuelle des connaissances[2].
Amédée de La Tour appartient à la famille de La Tour, une famille de barons du Valais[3]. Il est probablement le fils de Raymond de Tore, cité en 1143[2].
Il a un frère, Guillaume, major de Sion, seigneur de Niedergesteln et Lötschen, et vidomne d'Ollon et de Vouvry[3].
Il est mentionné pour la première fois en 1157[2], aux côtés de son frère Guillaume, qui accepte le traité de paix avec l'abbé de Saint-Maurice d'Agaune, Rodolphe de Vauserier[4].
Épiscopat
Amédée de La Tour, doyen de Sion depuis 1157[2], succède à Louis sur le trône épiscopal de Sion[4]. Il semble avoir été désigné comme évêque en 1162[2], après le , sur le siège épiscopal[4].
Contrairement à Louis, Amédée de La Tour reconnait Alexandre III, face à l'antipape Victor IV[5],[2].
Il apparaît ainsi comme témoin dans un acte où le comte de Genève concède des droits régaliens à l'évêque de Genève, Arducius de Faucigny[6],[2],[7].
Il adresse au pape Alexandre III une plainte concernant des irrégularités de son prédécesseurs[8]. La réponse du pape, par bulle du , est prudente en raison des informations qui lui sont parvenues et il invite l'évêque à se tourner vers son métropolitain, l'archevêque de Tarentaise[8]. En 1168, Amédée de La Tour reconnaît avoir « mal agi en molestant l'hospitalière maison du Mont-Joux, refuge des pauvres. »[8]. Il renonce ainsi aux possessions des églises de Martigny, Liddes, Orsières et Sembrancher, que son prédécesseur avait donné à l'hospice du Mont-Joux[2],[8].
Amédée de La Tour semble mourir un , après 1168[2].
Notes et références
- ↑ Helvetia Sacra, p. 157.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Gilbert Coutaz, « Amédée de La Tour » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
- 1 2 Arthur Fibicher (trad. Monique Baud-Wartmann), « de la Tour (barons) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
- 1 2 3 Helvetia Sacra, p. 156.
- ↑ Helvetia Sacra, p. 63.
- ↑ Helvetia Sacra, p. 156-157.
- ↑ Paul Lullin et Charles Le Fort, Régeste genevois : Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés relatifs à l'histoire de la ville et du diocèse de Genève avant l'année 1312, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, , 542 p. (lire en ligne), p. 103.
- 1 2 3 4 François-Olivier Dubuis, Antoine Lugon, « Les premiers siècles d'un diocèse alpin: recherches, acquis et questions sur l'évêché du Valais. 3e partie : Notes et documents pour servir à l'histoire des origines paroissiales », Vallesia, no 50, , p. 1-196 (lire en ligne [PDF]).
Voir aussi
Bibliographie
- Patrick Braun, Brigitte Degler-Spengler, Elsanne Gilomen-Schenkel, Helvetia Sacra : Section I, vol. 5 : Archidiocèses et diocèses V, Bâle, Helbing Lichtenhahn Verlag, , 564 p. (ISBN 3-7190-1595-5, lire en ligne [PDF]).
- (la) « Ecclesia Sedunensis », dans Gallia christiana, t. XII : Provinces ecclésiastiques de Sens et de Tarentaise, Paris, (lire en ligne), col.740-741.
- Maxime Reymond, « Un Grandson et un Blonay évêque de Sion », Revue historique vaudoise, , p. 336-342 (lire en ligne).
Articles connexes
Liens externes
- Dossier, « Sion (évêché) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du