Officier réputé hostile à Louis-Phillippe, il aurait selon l'Abbé Gabriel Bernard, historiographe de la paroisse d'Augan[2], brisé son épée pour revenir à la vie civile dans les années 1830. Quittant l'armée avec le grade de capitaine d'artillerie, il s'installe sur les terres de sa famille à Augan où il fera en 1844 l'acquisition du Château de Beaurepaire.
Amédée de Savignhac meurt d'une maladie foudroyante sans avoir pu siéger, deux semaines après son élection. Son décès survient à Bordeaux où l'Assemblée nationale s'était réfugiée après la défaite de Sedan.
Ses obsèques sont célébrées le par Monseigneur Jean-Marie Bécel, évêque de Vannes, dans l'église d'Augan dont il avait très largement financé la construction, entre 1865 et 1867, sur ses deniers personnels. Sans descendance, il est inhumé aux côtés de son épouse, Emilie du Boisbaudry, à l'intérieur de l'édifice paroissiale, dans uns sépulture ayant fait l'objet d'une autorisation spéciale du préfet du Morbihan[4]. Son éloge funèbre fut prononcée par son ami Charles de la Monneraye, député légitimiste du Morbihan, ardent défenseur du rétablissement de la monarchie.
À la mémoire de messire Amédée de Savignhac: au profit de l'œuvre de Sainte-Anne, Vannes, impr. de L. Galles, , 25p. (BNF30075030, lire en ligne)
Charles de la Monneraye, «M. de Savignhac, député du Morbihan», Revue de Bretagne et de Vendée, , p.157-158 (BNF34430017, lire en ligne, consulté le )