Angélique Félicité Anaïs Bosio, par son mariage marquise de La Carte, est une salonnière française née le à Paris et morte le à Pau[1].
Fille du célèbre sculpteur et peintre le baron François Joseph Bosio, son père l'élève «dans la manière des courtisanes grecques». Elle a quatorze ans lorsqu'elle épouse, le à Paris, le "comte" Charles, Louis, Marie Thibault de La Carte de La Ferté-Sénectère - né le Milan (Italie) décédé le à Milan (Italie), fils du "Marquis" Augustin, Théodore, Maurice Thibault de la Carte, officier du régiment de Bourbon Infanterie et aide de camp du Prince de Condé à Milan et de Marie Madeleine Martini. De cette union naquit un fils Auguste, Marie né à Paris 10e (Seine) le , décédé à Tours le acte no124 (sans union et sans descendance).
Réputée pour être une jeune femme aux fantaisies nombreuses et variées, dotée d'un esprit de conversation aigu, elle tient salon dans son appartement parisien.
En 1828, elle devient la maîtresse d'Alfred de Musset[2],[3],[4]. Infidèle et amour déçu de Musset, leur relation prenant fin en 1829, elle serait le personnage de la maîtresse dans son roman Confession d'un enfant du siècle[5]. Elle apparaîtrait également dans Les Nuits et le poème À Juana lui serait dédiée[6]. George Sand, future maîtresse de Musset, fut choisie pour ses similitudes avec la marquise de La Carte[7],[8],[9].
Elle devient la maîtresse de Jules Janin, avec qui, à partir de 1833, elle vit maritalement durant plusieurs années au no8 de la rue de Tournon et avec qui elle a une fille, Julie, que Janin reconnaît[10]. Ils se séparent en 1838.