Régiment de Bourbon
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Le régiment de Bourbon est un régiment d'infanterie du royaume de France devenu sous la Révolution le 56e régiment d'infanterie de ligne.
| Régiment de Bourbon | |
Uniforme et drapeau du régiment de Bourbon en 1772 | |
| Création | 1635 |
|---|---|
| Dissolution | 1791 |
| Pays | France |
| Allégeance | |
| Type | régiment |
| Rôle | infanterie de ligne |
| Fait partie de | 56e régiment d'infanterie de ligne |
| Ancienne dénomination | Régiment d'Enghien |
| modifier |
|
Création et différentes dénominations
- : création du régiment d'Enghien
- 1650 : cassé une première fois
- 1651 : rétabli une première fois
- 1651 : cassé une seconde fois
- 1659 : rétabli une seconde fois
- : renommé régiment de Bourbon
- : renommé 56e régiment d'infanterie de ligne
Colonels et mestres de camp
- : N. de La Robertière
- : François Sidrac de Chambellay
- : N. de Saint-Lary, marquis de Termes
- : Charles Guillaud de La Mothe
- 1684 : N. Le Breton, marquis de Villandry
- 1690 : N., marquis de Vieuxpont
- : marquis Guillaume Alexandre de Vieuxpont[Note 1]
- : N., comte de Vieuxpont
- : Guy Claude Rolland, comte de Montmorency-Laval[Note 2]
- : Aimery de Cassagnet de Tilladet, marquis de Fimarçon[Note 3]
- : René, comte de La Tour du Pin-La Charce[Note 4]
- : François de Retournac, comte de Vaux[Note 5]
- : Michel Armand, marquis de Broc[Note 6]
- : Jean Henri, comte de Rabodanges
- : René Jean, marquis de La Tour du Pin-Gouvernet
- : Ignace de Beaufort-Montboissier, comte de Canillac
- : Pierre Louis Simon de Francval
Historique des garnisons, combats et batailles du régiment
- 1636-1637- : début de la guerre de Dix Ans, invasion de la Franche-Comté, possession de la monarchie espagnole, sous le commandement du duc d'Enghien (le futur « Grand Condé » ). Siège de Dole puis de Lons-le-Saunier. Prise du château de Clerval dont les défenseurs sont passés au fil de l'épée[1].
- Guerre franco-espagnole et guerre de Trente Ans :
- 1638 : passage de la Bidassoa et siège de Fontarrabie[1].
- 1639-1642 : campagnes en Roussillon, prise de Salses et de Perpignan[2].
- 1644-1646 : campagne en Luxembourg et sur le Rhin[3].
- 1647 : siège de Lérida[4].
- 1648 : bataille de Lens[5].
- 1650-1653 : pendant la Fronde, le régiment suit le parti du prince de Condé ; il est dissous, rétabli et de nouveau dissous ; il participe à la bataille du faubourg Saint-Antoine et doit capituler à Sainte-Ménehould[6].
- 1668 : conquête de la Franche-Comté[7].
- Guerre de Hollande :
- 1672 : passage du Rhin[7] ;
- 1673 : siège de Maastricht[7] ;
- 1674 : conquête de la Franche-Comté et prise de Besançon[7] ;
- 1675-1679 : campagnes dans les Pays-Bas espagnols et sur le Rhin[8].
- 1684 : siège de Luxembourg[9].
- Guerre de la Ligue d'Augsbourg :
- 1688 : siège de Philippsbourg[10] ;
- 1689 : conquête du Palatinat[11] ;
- 1690 : siège de Saluces, le colonel de Vieuxpont est tué[12] ;
- 1691 : siège de Nice, Villefranche, Montalban et Montmélian[12] ;
- 1693 : combat de Boussu[13].
Le , il absorbe le reste du régiment de La Mothe, créé en 1695[13].
- 1705 : siège de Nice
- 1734 : bataille de Colorno et bataille de San Pietro
- Guerre de Sept Ans :
- 1758 : bataille de Saint-Cast[14] ;
- 1761 : défense de Belle-Île-en-Mer, le régiment capitule avec les honneurs et est ramené sur le continent[15] ;
Lors de la réorganisation des corps d'infanterie français de 1762, le régiment conserve ses deux bataillons.
L'ordonnance arrête également l'habillement et l'équipement du régiment comme suit[16] :
Habit, veste et culotte blancs, parements, revers et collet rouges, doubles poches en long garnies chacune de neuf boutons en patte-d'oie, trois au parement, quatre au revers et quatre au-dessous et boutons blancs et plats, avec le no 39. Chapeau bordé d'argent.
29 officiers, sous-officiers et soldats de ce régiment sont morts aux États-Unis durant guerre d'indépendance des États-Unis[17].
En 1789 à Caen, une altercation oppose les soldats du régiment de Bourbon à des hommes du régiment d'Artois qui revenaient de la prise de la Bastille en arborant la cocarde tricolore : la caserne du régiment de Bourbon est encerclée par la foule, le major Henri de Belzunce est enfermé à la citadelle puis massacré par les émeutiers[18].
Quartiers
Équipement
Drapeaux
6 drapeaux dont un blanc colonel, et 5 d’ordonnance, « bleux, rouges, feuilles mortes & noirs par oppoſition, & croix blanches » (Ordonnance du )[19].
- Drapeaux d’ordonnance
régiment d’Enghien de 1635 à 1650, en 1651 et de 1659 à 1686 régiment de Bourbon de 1686 à 1791
Habillement
- Uniformes
régiment de Bourbon de 1720 à 1734 régiment de Bourbon de 1734 à 1757 régiment de Bourbon de 1762 à 1776 régiment de Bourbon de 1776 à 1779
régiment de Bourbon de 1779 à 1791
Personnalités ayant servi au régiment
Guillaume Alexandre de Vieuxpont
Il était lieutenant au régiment d'infanterie de Vivarais depuis le 25 septembre 1684 lorsqu'il devint colonel-lieutenant du régiment d'infanterie de Bourbon à la mort de son frère, tué en Piémont, par commission du 4 novembre 1690[20]. Avec ce régiment, il fit la campagne de Savoie en 1691, servit au siège de Namur, à la bataille de Steinkerque et au bombardement de Charleroi en 1692. Il fut sur les côtes en 1693 et 1694, à l'armée de Flandre en 1695, à celle de la Meuse en 1696, puis de nouveau en Flandre en 1697.
Devenu brigadier par brevet du 29 janvier 1702, il servit à l'armée du Rhin sous le commandement du maréchal de Catinat, puis à l'armée de Bavière sous le commandement du maréchal de Villars en 1703, et il participa au siège de Kehl, au Combat de Munderkingen à la première bataille d’Höchstädt et au siège d'Augsbourg. Il combattit encore à Höchstädt en 1704, obtint le grade de maréchal de camp par brevet du 26 octobre et quitta le régiment de Bourbon.
En 1705, il servit à l'armée du Rhin sous le commandement du maréchal de Marchin, puis devint lieutenant général en Beauvoisis par provisions du 17 août. Employé à l'armée du Rhin sous le commandement du maréchal de Villars en 1706, il mena le siège de Drusenheim, ouvrant la tranchée le 4 et y entrant le 6 après que les ennemis l'eurent abandonné dans la nuit. Il resta dans la même armée en 1707 et servit sous le commandement du maréchal de Berwick en 1708 et combattit à Malplaquet en 1709.
Nommé lieutenant général des armées du Roi par pouvoir du 29 mars 1710, il continua de servir en Flandre, contribua à la victoire de Denain ainsi qu'à la prise du Quesnoy, de Douai et de Bouchain en 1712. Il obtint le gouvernement de Charlemont et des deux Givets (Givet-Saint-Hilaire (rive gauche) et Givet-Notre-Dame (rive droite), par provisions du 18 octobre. L'année suivante, il servit au siège et à la prise de Landau et de Fribourg.
Il meurt le 13 février 1728, à l'âge de 75 ans.