Ana (Blumenau)

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Surnom
Ana BugraVoir et modifier les données sur Wikidata
Lieu de détention
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Ana (Blumenau)
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Biographie
Décès
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Ana BugraVoir et modifier les données sur Wikidata
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Lieu de détention
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Ana Xokleng, affublée du sobriquet Ana Bugra, baptisée Ana Waldheim vers 1906 et morte le à Blumenau, est une servante xokleng enlevée enfant par des bugreiros (pt) puis internée sa vie durant au Colégio Sagrada Familia, une école catholique germano-brésilienne.

En 1906, des bugreiros (des chasseurs d'autochtones) capturent une jeune Xokleng et lui estropient la moitié d'un pied. En décembre de la même année, elle est livrée avec d'autres enfants au Colégio Sagrada Familia, une école de la colonie allemande de Blumenau tenue par les Schwestern von der Göttlichen Vorsehung (de). De ce groupe d'enfants, la plupart fuient ou meurent. D'autres sont adoptés par des familles de colons. Seule celle au pied coupé, baptisée Ana, demeure aux mains des nonnes[1].

Ana Xokleng est chargée de faire le ménage et de laver le linge de l'école. Selon Urda Alice Klueger, qui a étudié au Colégio durant la vie d'Ana Xokleng, cette dernière menait une vie d'esclave[2]. Elle n'est pas scolarisée car le personnel part d'un présupposé raciste selon lequel les autochtones ne seraient pas assez intelligents pour étudier. Néanmoins, la jeune femme apprend passivement l'allemand et le portugais. Seule ou avec des amies choisies, elle continue à chanter en langue xokleng. D'année en année, les élèves la harcèlent en se moquant de son boitement. Seule autochtone de l'établissement, elle est systématiquement qualifiée de « bugra (pt) », une injure raciste. Ana Xokleng développe un caractère fort pour se défendre et passe le plus clair de son temps seule. Elle apprécie la compagnie des animaux, la viande non salée, les bains froids, les parcs, et surtout les parures de couleur vive, qui détonnent dans l'école. Elle s'habille avec un soin particulier pour se rendre à la messe du dimanche et à la confession hebdomadaire, et pour prier en silence. Elle porte toujours des chaussures, modifiées pour soutenir son pied blessé. Aucune famille de colons ne l'adopte, au contraire des autres enfants autochtones kidnappés, et elle demeure donc dans l'établissement une fois adulte[1].

Dans les dernières années de sa vie, Ana Xokleng approche selon les estimations l'âge de 70 ans. Elle tombe malade et doit être alitée. Elle meurt d'un épanchement le [1].

Références

Bibliographie

Voir aussi

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