Ana Silva (artiste)
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Ar.Co (d) |
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Ana Silva est née en 1979 à Calulo en Angola, dans une famille métisse. Artiste plasticienne et poétesse, elle vit et exerce à Lisbonne, au Portugal.
Elle travaille notamment sur la thématique de l'héritage et de la transmission entre les femmes, avec divers matériaux bruts.
Elle a exposé en Angola mais aussi en Europe : à Lisbonne, à Milan, à Madrid, à Apt et à Paris.
Elle grandit dans une ferme où son père cultive le café, à une vingtaine de kilomètres du premier village[1]. En 1999, à 20 ans, elle expose pour la première fois ses céramiques à Luanda, en Angola[2].
Elle étudie à l'école supérieure Ar.Co - Centro de Arte & Comunicação Visual (pt) de Lisbonne, d'où elle sort diplômée en 2003[2].
Ana Silva créée de l'art hybride en détournant la fonction de certains objets[3] : des tissus, des chutes de matériaux, des dentelles chinées, des chaussures ramassées dans la rue[4], etc. Elle utilise également des sacs de fripes, usés par les voyages, et qui ont transporté des vêtements portés par différentes personnes, destinés à être revendu sur les marchés. En réutilisant ces sacs pour créer des œuvres, elle réalise un travail de mémoire[5], aussi influencé par la guerre civile angolaise, dont elle a été témoin étant enfant[6].
Elle réalise une série sur la problématique de l'eau, intitulée Agua, où elle pointe l’impact permanent sur le développement des populations[4].
Elle effectue plusieurs résidences d'artistes : en 2019 à la Fondation Blachère à Apt et en 2021 à la Africana Art Foundation à New York[2].
Elle expose en France pour la première fois en 2021, au Musée d'Art moderne de Paris et à la Galerie Magnin-A, où elle présente ses œuvres produites à partir de sacs déchirés et effrangés en fibre végétale ou en plastique[7]. Grâce à la broderie qu'elle réalise sur cette matière, elle fait apparaître des scènes de vie angolaise, quotidiennes, ou encore des portraits, le plus souvent avec des femmes. Peu d'hommes sont représentés[8]. Ces œuvres ont aussi une vocation militante : dénoncer la surconsommation dans l'industrie de la mode et certains aspects nuisibles du capitalisme mondial.