Anaclet Imbiki
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Anaclet Imbiki, né le 18 mai 1945 à Ambarisômotro sur l'île Sainte-Marie, est un juriste, magistrat et homme politique malgache. Ancien garde des Sceaux et ministre de la Justice de Madagascar de 1997 à 2002, il est également ancien député de Sainte-Marie, premier président honoraire de la Cour suprême de Madagascar, ancien commissaire de la Commission nationale indépendante des droits de l'homme (CNIDH), ancien haut conseiller du Haut Conseil pour la défense de la démocratie et de l'État de droit (HCDDED), président national de l'association Malagasy Miara-Mandroso Aron'ny Demokrasia (MaMiMAD) et membre titulaire de l'Académie malgache.
| Anaclet Imbiki | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre de la Justice de Madagascar | |
| – | |
| Président | Didier Ratsiraka |
| Député de Sainte-Marie | |
| – (4 ans) |
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| Député de Sainte-Marie | |
| – (3 ans) |
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| Député de Sainte-Marie | |
| – (4 ans) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Ambarisômotro, Île Sainte-Marie, Madagascar |
| Nationalité | Malgache |
| Profession | Juriste, magistrat, homme politique |
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Biographie
Jeunesse et formation
Anaclet Imbiki est le fils de Charles Faustin Imbiki, infirmier, et de Célestine Louis, agricultrice. Il naît le 18 mai 1945 dans le village d'Ambarisômotro, sur l'île Sainte-Marie.
Il effectue ses études primaires à l'École européenne de Sainte-Marie, où il obtient son certificat d'études primaires en 1959. Il poursuit ses études secondaires à Toamasina où il obtient le brevet d'études du premier cycle puis le baccalauréat.
Il rejoint ensuite Antananarivo afin de suivre des études supérieures de droit à l'Université de Madagascar. Il obtient une maîtrise en droit privé en 1970 puis un diplôme de l'Institut d'études judiciaires en 1971.
Carrière
Anaclet Imbiki débute sa carrière judiciaire à Antananarivo en qualité de substitut du procureur de la République de décembre 1970 à avril 1971.
D'avril à octobre 1971, il exerce les fonctions de juge d'instruction à Tôlanaro (Fort-Dauphin), où il est notamment chargé de dossiers relatifs au soulèvement paysan déclenché le 1er avril 1971 par le Mouvement national pour l'indépendance de Madagascar (MONIMA) dirigé par Monja Jaona.
Il est ensuite nommé juge d'instruction à Fianarantsoa puis président du tribunal de section de Tôlanaro.
En 1973, à l'âge de vingt-huit ans, il devient président du tribunal de première instance d'Antsiranana (Diego-Suarez), dans un contexte marqué par le départ de nombreux cadres français de l'administration malgache à la suite des événements politiques de 1972.
Parallèlement à sa carrière judiciaire, il est élu député de la circonscription de Sainte-Marie à trois reprises, en 1983, 1990 et 1998.
Entre 1979 et 1992, il occupe les fonctions de directeur de l'administration judiciaire au ministère de la Justice.
De 1995 à 1996, il est directeur de la législation et du contentieux de l'État à la Primature.
Le 27 février 1997, il est nommé garde des Sceaux, ministre de la Justice de Madagascar. Il exerce cette fonction jusqu'en 2002.
Après son départ du gouvernement, il poursuit son activité dans le domaine de la formation juridique en tant que formateur à l'École nationale de la magistrature et des greffes (ENMG) de 2006 à 2019.
De 2012 à 2014, il est conseiller technique permanent auprès du Premier ministre.
Par décret n° 2016-1142 du 22 août 2016, il est nommé commissaire de la Commission nationale indépendante des droits de l'homme (CNIDH), fonction qu'il exerce jusqu'en 2018.
De 2018 à 2023, il siège comme haut conseiller du Haut Conseil pour la défense de la démocratie et de l'État de droit (HCDDED).
Premier président honoraire de la Cour suprême de Madagascar, il est également président national de l'association Malagasy Miara-Mandroso Aron'ny Demokrasia (MaMiMAD).
En 2025, il devient membre titulaire de l'Académie malgache est nommé Chancelier du Conseil de l'Ordre National pour la province de Toamasina
Vie privée
Il épouse Pascaline Zidzou, institutrice originaire de l'île Sainte-Marie, en 1973. Le couple a cinq enfants, dont Herilaza Imbiki, député de Sainte-Marie.
Fonctions et mandats
Fonctions judiciaires
- Substitut du procureur de la République d'Antananarivo (1970–1971)
- Juge d'instruction à Tôlanaro (1971)
- Juge d'instruction à Fianarantsoa
- Président du tribunal de section de Tôlanaro
- Président du tribunal de première instance d'Antsiranana (1973)
- Directeur de l'administration judiciaire au ministère de la Justice (1979–1992)
- Premier président honoraire de la Cour suprême de Madagascar
Mandats électifs
- Député de Sainte-Marie (1983–1987)
- Député de Sainte-Marie (1990–1993)
- Député de Sainte-Marie (1998–2002)
Fonctions gouvernementales
- Directeur de la législation et du contentieux de l'État (1995–1996)
- Garde des Sceaux, ministre de la Justice de Madagascar (1997–2002)
Autres fonctions
- Formateur à l'École nationale de la magistrature et des greffes (2006–2019)
- Conseiller technique permanent du Premier ministre (2012–2014)
- Commissaire de la Commission nationale indépendante des droits de l'homme (2016–2018)
- Haut conseiller du Haut Conseil pour la défense de la démocratie et de l'État de droit (2018–2023)
- Président national de l'association MaMiMAD
- Membre titulaire de l'Académie malgache (depuis 2025)
Distinctions
- Grand-croix de deuxième classe de l'Ordre national malgache (décret n° 2014-1682 du 29 octobre 2014).
Publications
Ouvrages
- Le Fokonolona et le dina : institutions traditionnelles modernisées au service de la sécurité publique et de la justice populaire à Madagascar, Jurid'ika, 2011.
- Déontologie et responsabilité des magistrats à Madagascar, Créons, 2013.
- La réconciliation nationale à Madagascar. Une perspective complexe et difficile, L'Harmattan, 2014.
- Histoire de l'île Sainte-Marie de Madagascar, du début à nos jours[1], Tsipika, 2025.
Articles
- « La problématique du DINA face à l'impuissance des pouvoirs publics en matière de sécurité », Revue juridique MCI, 2012.
- « La responsabilité politique des magistrats dans l'application de certains textes juridiques tendant à la sortie de crise pendant la période de transition 2009-2013 », Revue juridique MCI, 2012-2013.
- « La problématique de la lutte contre la corruption dans le système judiciaire à Madagascar », Revue juridique MCI, 2019.
- « La qualité de la mise en œuvre de la démocratie et de l'État de droit sous la IVe République à Madagascar », Revue MCI, 2022.
- « La responsabilité politique du président de la République à Madagascar : un mythe ou une réalité ? », Revue juridique MCI, 2023.
- « Le bilan sommaire de la première mandature du Haut Conseil pour la Défense de la Démocratie et de l'État de Droit à travers l'analyse de ses recommandations phares », Revue juridique MCI, 2023.
